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Société

Deux plaques commémoratives dévoilées en hommage aux disparus du fort de Tamié

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Par , France Bleu Pays de Savoie

Huit et sept ans après les disparitions de Jean-Christophe Morin et Ahmed Hamadou, deux plaques commémoratives ont été dévoilées en leur honneur ce mercredi. L'hommage s'est tenu juste en face du fort de Tamié, près d'Albertville. C'est là qu'ils ont été vus pour la dernière fois.

Les plaques en hommage à Jean-Christophe et Ahmed.
Les plaques en hommage à Jean-Christophe et Ahmed. © Radio France - Luc Chemla

Mercury, France

Cela fait respectivement huit et sept ans que leur famille sont sans nouvelle de Jean-Christophe Morin et Ahmed Hamadou. 

Le 10 septembre 2011, Jean-Christophe, 22 ans, se rend à un festival de musique organisé au fort de Tamié, près d'Albertville. Il disparaît dans la nuit. Un an plus tard, le 9 septembre 2012, c'est Ahmed Hamadou, 45 ans, qui participe à cet événement, toujours au fort. Il disparaît lui aussi.  Les deux hommes n'ont plus donné signe de vie depuis ces dates et leur corps n'a jamais été retrouvé. 

Le fort de Tamié. C'est là que les deux hommes ont été vus pour la dernière fois.  - Radio France
Le fort de Tamié. C'est là que les deux hommes ont été vus pour la dernière fois. © Radio France - Luc Chemla

Alors que l'enquête a longtemps été au point mort, tout a été relancé avec l'affaire Maëlys et celle du caporal Arthur Noyer. Plane depuis l'ombre de Nordahl Lelandais. Ces disparitions font partie de la quarantaine d'affaires dans lesquelles la piste de l'ancien maître chien est envisagée. Une cellule spéciale, "Ariane", a même été lancée en janvier 2018 pour enquêter à ce sujet. 

C'est notre cimetière"

Les années passent, les familles cherchent toujours des réponses mais ont surtout peur de l'oubli. C'est en partie pour cela qu'ils ont dévoilé, ce mercredi 11 septembre, deux plaques commémoratives en l'honneur des deux hommes. On y voit leur photos, le logo du fort et la date de leur disparition. Ces plaques ont été fixées sur un arbre, en face du fort, là où le sac de Jean-Christophe a été retrouvé. "_C'est le dernier signe de vie que l'on a de lui alors c'est pour cela que l'on a mis les plaques là-bas_." explique Adeline Morin, la soeur du jeune homme disparu. L'objectif est également de créer une prise de conscience auprès du public et d'envoyer un message à la justice, accusée par la famille de ne pas avoir pris au sérieux cette affaire. "On a besoin de réponse" répète Adeline Morin. 

C'est Daniel Morin, le père de Jean-Christophe, qui a dévoilé les deux plaques commémoratives. - Radio France
C'est Daniel Morin, le père de Jean-Christophe, qui a dévoilé les deux plaques commémoratives. © Radio France - Luc Chemla

Une douzaine de personnes sont présentes pour l'occasion, en majorité les familles des deux victimes. Le père, la soeur, le neveu, une cousine et l'ancienne petite amie de Jean-Christophe sont là, ainsi que les deux soeurs d'Ahmed. Les parents d'Anne-Cécile Pinel, étudiante française disparue en 2014, dont les ossements ont été retrouvés en Croatie en janvier 2018, sont également présents. Ils ont tenu à être là pour soutenir les proches des deux hommes dans leur douleur mais aussi car, à l'instar des familles de Jean-Christophe et Ahmed, ils se sentent abandonnés par la justice, alors que l'on ne sait toujours pas ce qui est arrivé à leur fille. 

Les membres des deux familles, et les parents d'Anne-Cécile Pinel (à gauche), rassemblés devant les plaques - Radio France
Les membres des deux familles, et les parents d'Anne-Cécile Pinel (à gauche), rassemblés devant les plaques © Radio France - Luc Chemla

L'émotion est vive au moment où Daniel Morin enlève le drap qui recouvre les deux plaques." C'est notre cimetière" dit-il dans un court discours.  Les deux soeurs d'Ahmed sont en larmes. "C'est très dur, les larmes sont proches" confie Adeline Morin, la soeur de Jean-Christophe. "Nous n'avons pas de tombe alors ça sera notre lieu de recueillement".

Ils reviendront chaque année

Très émue, Aïcha, la soeur d'Ahmed reconnaît qu'être ici est finalement une thérapie. "_Je n'ai même pas envie de partir, j'ai l"impression de sentir sa présence, d'être avec lui_. Je repense aux moments que nous avions tous les deux, quand il me faisait rire." 

Les deux familles le promettent, elles reviendront désormais chaque année à cette date pour se recueillir. 

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