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Faits divers – Justice

Deux-Sèvres : procès de trois agriculteurs pour des dégradations lors d'une manifestation contre la suppression des ZDS

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Par , France Bleu Poitou

Trois agriculteurs du sud-Deux-Sèvres comparaissaient, ce mardi matin, devant le tribunal correctionnel de Niort pour des dégradations commises en février 2018, en plein pendant les manifestations contre la suppression des aides des zones défavorisées. Délibéré le 8 octobre.

Dans la nuit du 15 au 16 février 2018, du lisier avait été déversé sur la façade de la Préfecture des Deux-Sèvres par des agriculteurs en colère
Dans la nuit du 15 au 16 février 2018, du lisier avait été déversé sur la façade de la Préfecture des Deux-Sèvres par des agriculteurs en colère © Radio France - Noémie Guillotin

Niort, France

Trois agriculteurs à la barre ce mardi matin au le tribunal correctionnel de Niort. Ils étaient jugés pour avoir, dans la nuit du 15 au 16 février 2018, commis des dégradations sur des bâtiments publics. Nous sommes alors en pleine mobilisation contre la suppression des aides des zones défavorisées (ZDS) suite à une révision de la carte par l'Europe avec des blocages de ronds-points, sur l'autoroute.

Lors d'une manifestation nocturne réunissant plus d'une centaine d'agriculteurs, du lisier est déversé sur la façade de la Préfecture des Deux-Sèvres et dans la cour. Des pneus, des draps sont accrochés aux grilles. Le centre des impôts est également visé. A l'audience ce mardi matin, un des prévenu reconnaît les faits, un autre une partie et le dernier conteste tout. Oui il était bien présent à la manifestation "mais pas avec un tractopelle", précise-t-il. 

Plus de 130.000 euros de préjudice

Les dégâts sont importants et les demandes de dommages et intérêts élevées avec un préjudice de plus de 130.000 euros. Il a notamment fallu refaire le système de gestion des eaux pluviales de la Préfecture. "Le droit de manifester est un droit constitutionnel mais ce n'est pas un droit de dégrader, de détruire", fait remarquer maître Gatien-Hugo Riposseau, qui représente l'Etat.

L'avocat des trois agriculteurs insiste lui sur le contexte et la difficulté du métier. "Un rapport de la MSA précise qu'en 2015 il y a eu 372 suicides chez les exploitants agricoles. C'est dire le désarroi. Ce n'est pas justifier mais expliquer", précise maître Lucien Vey pour qui "il n'y a pas grand chose dans ce dossier. Les plaques d'immatriculation ont été enlevées ou masquées. L'identification est impossible". Il demande la relaxe pour deux des trois hommes.

Pour la procureure de la République, en revanche, le dossier est "clair et limpide" suite à l'enquête menée. Elle demande une "peine dissuasive", 1500 euros d'amende avec sursis pour ces trois hommes âgés de 36, 46 et 48 ans et qui n'ont pas de casier judiciaire. La décision du tribunal est mise en délibéré au 8 octobre.

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