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Faits divers - Justice

Deux-Sèvres : une pharmacienne au tribunal, soupçonnée d'avoir escroqué 468.000 euros

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Par , France Bleu Poitou

Une pharmacienne de Val-en-Vignes, dans le nord Deux-Sèvres, était ce jeudi à la barre du tribunal correctionnel de Niort. Cette femme de 60 ans était jugée pour avoir fraudé la CPAM de 467.953 euros.

La décision a été mise en délibéré au 6 février 2020 par le tribunal correctionnel de Niort
La décision a été mise en délibéré au 6 février 2020 par le tribunal correctionnel de Niort © Radio France - Noémie Guillotin

Une pharmacienne de Val-en-Vignes comparaissait ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Niort, soupçonnée d'escroquerie. Elle aurait falsifié des ordonnances et touché indûment des remboursements de la CPAM, la caisse primaire d'assurance maladie. 467.953 euros précisément entre 2012 et 2018.

Lors de l'audience, contrairement aux auditions, la pharmacienne reconnait tous les faits. "Vous procédiez comment ?", demande le président du tribunal. "Avec des photocopies", répond la pharmacienne qui n'exerce plus depuis sa mise en cause. Trois noms de patients sont utilisés avec des prescriptions de médicaments par des médecins qu'ils n'ont jamais rencontrés. 41 ordonnances fausses avec "des traitements pour le cancer qui pouvaient coûter jusqu'à 5000 euros la boîte" précise le président du tribunal afin d'obtenir un remboursement de la CPAM.

J'étais dans un engrenage financier

"Je n'en suis pas fière", dit à la barre la pharmacienne de 60 ans. Elle évoque un "engrenage financier", explique que les pharmacies, "ce n'est plus ce que c'était, qu'il y a moins de médecins en milieu rural". La Deux-Sévrienne parle "des charges, des frais", comme les travaux nécessaires lors du déménagement de son officine. Interrogée avec insistance sur son chiffre d'affaires, elle finit par répondre : 750.000 euros. Mais son avocate rappelle qu'"en dessous d'un million d'euros de chiffre d'affaires, une pharmacie en milieu rural n'est pas viable".

Le président l'interroge également sur son train de vie, l'appartement acheté en Martinique pour 130.000 euros, le viager aux Sables d'Olonne de 30.000 euros, son assurance-vie de 10.000 euros. Il souligne aussi son "détachement" à l'audience. "Cela me fait quelque chose même si je ne le montre pas", affirme la prévenue.

Le métier de pharmacien exige "une moralité, une probité", une probité "foulée aux pieds", estime l'avocate de l'ordre des pharmaciens qui dénonce un préjudice moral.

Six mois de prison ferme requis

Pour la procureure, "l'ordre public social est atteint. On poursuit quelqu'un à qui on a confié des fonds qui nous appartiennent à tous". Elle requiert 18 mois de prison dont 12 avec sursis mise à l'épreuve, une confiscation des biens et du numéraire saisis par le juge et une interdiction d'exercer de cinq ans. La décision a été mise en délibéré au 6 février 2020.

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