Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Fusillade de Beaune : les deux suspects mis en examen

samedi 11 août 2018 à 5:32 - Mis à jour le samedi 11 août 2018 à 10:16 Par Lila Lefebvre et Sophie Allemand, France Bleu Auxerre, France Bleu Bourgogne, France Bleu Provence, France Bleu Vaucluse et France Bleu

Interpellés dans les Bouches-du-Rhône vendredi, les deux suspects de 31 ans ont été mis en examen ce dimanche. Il s'agirait des deux auteurs de la fusillade qui a fait sept blessés dont deux graves à Beaune la nuit du 29 au 30 juillet dernier. Ils sont en détention provisoire.

La fusillade qui a fait sept blessés s'est déroulée en pleine nuit dans le quartier beaunois de Saint-Jacques.
La fusillade qui a fait sept blessés s'est déroulée en pleine nuit dans le quartier beaunois de Saint-Jacques. © Radio France - Yann Gallic

Saint-Andiol, France

Deux hommes d'une trentaine d'année soupçonnés d'avoir blessé par balles sept jeunes à Beaune ont été interpellés dans les Bouches-du-Rhône à Saint-Andiol, vendredi en fin de journée. Ce dimanche ils ont été mis en examen à Dijon, pour "tentative d'assassinat et violences aggravées notamment par la circonstance que les faits ont été commis en raison de l'appartenance à une soit-disant race, religion ou ethnie, réelle ou supposée". Ils nient la globalité des faits.

Les deux trentenaires originaires de Dijon étaient connus des services de police. Leur casiers sont bien remplis : 22 condamnations pour l'un, 21 pour l'autre pour des faits de vols et violences aggravées. Ils sont actuellement en détention provisoire.

Une audience de quatre heures 

Arrivés à Dijon samedi soir après une garde à vue à Avignon, les deux hommes se sont montrés peu bavards durant l'audience ce dimanche, selon le procureur de la République. Ils ne reconnaissent qu'une partie des faits: le début de la soirée. Ils admettent s'être présentés dans le quartier Saint-Jacques en voiture, ce 30 juillet vers 2 heures du matin. Mais ils nient avoir foncé volontairement sur le groupe de jeunes avec leur véhicule, disant avoir tenté de fuir. 

Les deux suspects contestent également tout le reste des chefs d'accusation : pas de tirs deux heures plus tard, ni d'insultes racistes selon eux... Durant presque quatre heures d'audience, les deux trentenaires ont montré peu de signes de culpabilité.  L'un d'entre eux a déjà été condamné pour vol avec arme par une Cour d'assises. Il est donc en récidive criminelle.

Une arrestation mouvementée

Les deux suspects ont été identifiés quelques jours après le début de l'enquête, après avoir contacté les propriétaires des voitures identifiées sur les images des vidéo-surveillances.

Remonter jusqu'à eux n'a pas été facile. Ces hommes ont tout fait pour fuir: ils ont bougé tous les jours, coupé et même changé de téléphone. Ils étaient déjà très mobiles sur le territoire et leurs nombreux amis les informaient de l'avancé de leur poursuite. Après une traque de deux semaines, les enquêteurs les ont repérés dans le Var, planqués chez une de leur connaissance.

La Direction régionale de la police judiciaire de Dijon s'est immédiatement rendue sur place. Une opération d'envergure a été lancée : Police du Var, Police judiciaire de Marseille, gendarmes de Côte d'or, des Alpes de Haute-Provence et des Bouches du Rhône. Objectif : aller vite, car "les deux suspects sont très mobiles sur le territoire et également très dangereux", d'après le parquet de Dijon dans un communiqué.

En milieu d'après-midi,  la voiture des deux hommes est localisée, à Saint-Andiol, dans les Bouches-du-Rhône. Le premier suspect est arrêté, le second a fuit au volant de sa voiture. Il fonce délibérément sur les policiers, en blessant l'un d'eux à la jambe. Il est également poursuivi pour "tentative d'homicide sur une personne dépositaire de l'autorité publique."

Le fuyard s'est réfugié dans une forêt toute proche. Il a fallu plus de trois heures et l'aide d'un hélicoptère et de maîtres chiens, pour finalement capturer ce deuxième suspect à 19h45.

Une attaque à caractère raciste

Le caractère raciste de l'attaque est retenu comme circonstance aggravante : "les faits ont été commis en raison de l'appartenance à une soit-disant race, religion ou ethnie, réelle ou supposée, injures publiques à caractère racial, menaces de mort à caractère racial, et pour le second, tentative d'homicide volontaire sur personne dépositaire de la force publique", précise le parquet dans un communiqué. 

Vendredi, 150 personnes se sont rassemblées à Beaune sur les lieux des tirs en soutien aux victimes et leur famille, à l'appel notamment de SOS Racisme.