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Dossier : L'affaire du Docteur Muller

Deux témoins-surprises au procès Muller

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Par , France Bleu Alsace
Manuel

Deux témoins de dernière minute ont été entendus ce mardi devant la cour d'assises à Nancy. Il s'agit de deux gendarmes qui ont recouvré la mémoire 14 ans après les faits. Jean-Louis Muller est accusé d'avoir maquillé le meurtre de sa femme en suicide. Lui a toujours clamé son innocence.

Procès Jean-Louis Muller : l'ancien directeur d'enquêtes, Patrick Géant, commandant de police honoraire
Procès Jean-Louis Muller : l'ancien directeur d'enquêtes, Patrick Géant, commandant de police honoraire © Maxppp

Ils n’en avaient jamais officiellement parlé, jusqu'à ce coup de téléphone du commandant de police Patrick Géant la semaine dernière. Les deux gendarmes assurent n’avoir rien oublié de cette soirée du 8 novembre 1999.

Quand Jean-Louis Muller leur ouvre la porte le soir du drame, le premier gendarme Christian Nocke affirme se souvenir que le docteur avait "les cheveux mouillés, c'est le seul souvenir qui me reste" . Le second Pascal Mohr est plus précis "le docteur Muller était habillé en blanc, et il y avait des traces humides sur le vêtement de l’accusé".

"Ce n’était pas hyper flagrant mais c’était visible, c'était comme s'il venait de prendre une douche", affirme avec assurance ce dernier, qui va même encore plus loin, "à mon avis, il y avait des choses qui n’allaient pas".

Présidente : Vous ne vous êtes jamais dit...c’est important ?

"Et au cours de ces années vous n’en avez jamais parlé,  vous ne vous êtes jamais dit... c’est important ?", lui demande la présidente. "Si", répond le gendarme, "j’en avais conscience" . Il explique en avoir parlé avec son supérieur le soir du drame mais il lui aurait répondu "hop hop hop on est dessaisi de l’enquête".

Même question de la présidente à l’autre gendarme "vous êtes encore en poste à la gendarmerie de Bouxwiller, vous n’avez pas pu ne pas vous rendre compte de l’importance d’une telle information?". Silence embarrassé du gendarme. Ces révélations semblent avoir du mal à convaincre la cour.

Gendarme : Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas fait de démarche

Car les deux hommes ne diront rien pendant 14 ans. "J’ai toujours été étonné de ne pas être convoqué", tente d’expliquer Pascal Mohr. "Mais vous n’avez pas fait de démarche?", insiste la présidente. "Non... je ne peux pas vous l’expliquer", reconnaît-il.

Livrer des informations à la justice, "c’est la base de votre métier", réagit la défense qui met en avant que le docteur Muller a passé six appels téléphoniques la demi-heure précédent l’arrivée des gendarmes. "Il devait téléphoner sous la douche", lance avec ironie Maître Dupond-Moretti.**

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