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Faits divers – Justice

Deux villes de l'Essonne demandent l'expropriation de deux usines classées Seveso

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Suite à l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen, les villes de Grigny et Ris-Orangis exigent le départ des dépôts d’hydrocarbure de la Compagnie Industriel Maritime et de gaz liquéfiés de la société Antargaz où "il a été démontré que des risques d’explosion quasi-immédiats sont possibles".

Incendie à l'usine Lubrizol de Rouen, classée Seveso
Incendie à l'usine Lubrizol de Rouen, classée Seveso © Maxppp - Stéphane Geufroi

Grigny, France

Les villes de Grigny et de Ris-Orangis ainsi que la communauté d’agglomération Grand Paris Sud Seine Essonne Sénart  "exigent l’expropriation par l’État des dépôts d’hydrocarbure de la Compagnie Industriel Maritime (CIM) à Grigny et de gaz liquéfiés de la société Antargaz à Ris-Orangis". Dans un communiqué commun, ces trois collectivités expliquent que l'incendie de Rouen "qui s'est déclenché dans une usine classée Seveso "seuil haut" rappelle les risques importants que font peser ces activités dangereuses sur les populations des communes concernées ainsi que l'environnement".    

Risque pour les riverains, usagers du RER D et salariés des entreprises

Ces trois collectivités expliquent qu'"il a été démontré que des risques d’explosion quasi-immédiats sont possibles sur ce site (ndlr : à Ris-Orangis) entraînant des risques létaux pour les riverains, les usagers du RER D, et les salariés des entreprises présentes dans cette zone à haut risque". Elles concluent en expliquant que "le développement des énergies fossiles n’a plus sa place sur nos territoires".

Demande déjà formulée en avril 2018 

Ce n'est pas la première fois que cette demande est formulée : en avril 2018, ces trois collectivités estimaient déjà que le maintien de ces deux établissements n'étaient "pas viables" sur le territoire urbain du Grand Paris Sud et que "le risque continuera de peser sur les 28.550 véhicules/jour de la RN7 ainsi que les 143.000 voyageurs qui empruntent chaque jour les branches "plateau" et "vallée" de la ligne D du RER". Ces collectivités réagissait à l'approbation le 4 avril 2018 par la Préfecture de l'Essonne du PPRT (Plan de Prévention des Risques Technologiques) autour du dépôt d’hydrocarbures de la CIM et du dépôt de gaz liquéfiés de la société Antargaz à Ris-Orangis. (Dans ce PPRT, la Préfecture a projeté l'expropriation des trois entreprises riveraines "et non celle de ces établissements à l'origine des risques").   

Aucune disposition ne pourra être prise suffisamment vite pour protéger les usager du RER D

Par ailleurs, en novembre 2018, la conseil municipal de Grigny a également voté une motion en ce sens en s'appuyant sur des éléments fournis par une étude de l'INERIS, Institut national de l'environnement industriel et des risques. Un rapport de juillet 2011 intitulé "Plan de préventions des risques technologiques autour des sociétés CIM-ANTARGAZ, Etudes de vulnérabilité de l'infrastructure de transport RER D". Le conseil municipal expliquait que "s'agissant notamment des risques d'explosion quasi-immédiats (dits à cinétique rapide), aucune disposition ne pourra être prise suffisamment vite pour protéger les usager du RER D, emprunté chaque jour par "environ 143.000 passagers". Dans ce document, il est également indiqué que "L'état et la SNCF ont écarté l'hypothèse de protections physiques, c'est à dire la réalisation d'ouvrages de génie civil" or, ce projet de rapport de l'INERIS concluait "à la vulnérabilité des voyageurs aux phénomène de suppressions dus aux explosions et aux phénomènes thermiques soit continus soit engendrés par des "boules de feu" ou bien par des "feux de nuages", avec des effets irréversibles voire létaux au sein d'une section de cette ligne de 1040m, soit durant plus de 30 secondes". Le temps de passage de ces voyageurs dans le zones de dangers a été estimé à 55 secondes au sein d'une section de ligne de 1690 mètres.    

Même en investissant 100 millions d'euros de travaux, la protection des voyageurs ne serait pas totalement assurée"

La mairie de Grigny rappelle que la voie ferrée n'est séparée que par une voie latérale de moins de 8 mètres de large. Le 23 juin 2017, lors d'une réunion organisée avec la SNCF et les services de sécurité, le SDIS a "clairement indiqué que même en investissant 100 millions d'euros de travaux, la protection des voyageurs ne seraient pas totalement assurée". En conclusion, le conseil municipal de Grigny estimait que ce PPRT "n'empêchera pas de menacer de mort violente les usagers du RER D pendant la période où ils circulent à proximité immédiate de ces dépôts".

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