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Devant les assises de Saône-et-Loire, la mère de Luca avoue avoir tué son fils

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Par , France Bleu Bourgogne, France Bleu

Près de trois ans après la mort de Luca retrouvé étouffé avec un sac en plastique dans sa chambre, sa maman comparaît depuis ce lundi devant les assises de la Saône-et-Loire. A l'ouverture de son procès, elle reconnait avoir tué son fils sans pouvoir expliquer son geste.

La maison de Saint Rémy où vivaient Luca et sa maman
La maison de Saint Rémy où vivaient Luca et sa maman © Radio France - Thomas Nougaillon

"Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça". Confondue par les éléments de l'enquête, la mère de Luca, 8 ans, a enfin avoué avoir étouffé son fils, au premier jour de son procès devant les assises de Saône-et-Loire.  

Des aveux tardifs et douloureux

"Je suis coupable... C'est moi qui... ai tué mon fils... mon bébé", balbutie Catherine De Conto, 52 ans, entre larmes et hoquets. "Je suis désolée maman. Je suis désolée tout le monde. Pardon!", crie-t-elle avant de s'effondrer en larmes, provoquant une suspension de séance.  

Le 5 février 2018, Luca était découvert mort dans la maisonnette HLM de sa mère, à Saint-Rémy en Saône-et-Loire, dans la banlieue de Chalon-sur-Saône. L'enfant, étouffé, avait été retrouvé la tête emprisonnée d'un sac plastique. Sa mère, qui avait alerté la police, avait expliqué qu'en pleine nuit deux cambrioleurs encagoulés avaient fait irruption chez elle, l'avaient molestée, puis s'en étaient pris à son fils avant de fuir. Elle n'a jamais changé de version mais les enquêteurs ont accumulé les doutes et n'ont jamais pu découvrir aucun élément susceptible de confirmer la thèse de l'accusée.  

L'instruction s'était en particulier étonnée des déclarations "évolutives" de Mme De Conto, qui ne pouvaient notamment expliquer des traces de griffures fines à ses bras, comme celles d'un enfant, avant de les imputer à des coups de couteau des "cambrioleurs". 

Une simulacre de cambriolage

Au fil de l'enquête, la mère avait de plus porté des accusations "maladroites", affirmant que les "cambrioleurs" étaient en fait des consommateurs de stupéfiants qui auraient fait irruption dans son garage pour récupérer de la drogue qu'ils y avaient cachée.   

À l'appui de sa thèse, Mme De Conto avait déposé un message anonyme au journal local où il était écrit : "des agresseurs sont venus chercher quelque chose..."  Rien n'avait de plus été volé dans la modeste maison, et le désordre qui y régnait après les faits ressemblait plus à un "simulacre" de fouille, selon l'acte d'accusation.

Les enquêteurs se sont aussi étonnés que toutes les portes de la maison étaient fermées lors de l'arrivée des secours : pourquoi des cambrioleurs en fuite auraient pris la précaution de les refermer ? Et le sac en plastique ? Pourquoi ce choix de l'arme par des cambrioleurs qui auraient facilement pu faire taire le garçon avec leurs propres mains ?  

Des confidences de Luca à sa sœur

La fille aînée de Mme De Conto, demi-sœur de Luca âgée de 26 ans, accablait sa mère en se souvenant des confidences du petit garçon qui, en 2017, lui avait dit que sa mère "avait voulu l'étouffer". "Maman veut que je meure", avait confessé Luca, a déclaré sa demi-sœur dans son audition lue lors du procès.  

Juste après la lecture de l'acte d'accusation, la présidente Caroline Podevin interpelle l'accusée, mais celle-ci s'effondre immédiatement dans des aveux désordonnés. La suite du procès devra donc déterminer les circonstances et surtout le mobile de l'acte : la mère, dépressive, consommait de nombreux médicaments, mais les experts psychiatriques n'ont révélé chez elle aucun antécédent susceptible d'expliquer le meurtre. Le verdict est attendu vendredi.

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