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Faits divers – Justice DOSSIER : Contournement de Beynac

Déviation de Beynac : trois opposants poursuivis en justice après une manifestation au domicile de Germinal Peiro

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Par , France Bleu Périgord

Le président de la Sepanso Michel André, et deux autres opposants à la déviation Beynac comparaissaient ce mercredi 22 mai devant le tribunal correctionnel de Bergerac, pour une manifestation organisée au domicile de Germinal Peiro, le dimanche 29 avril 2018. La procureure a demandé des amendes.

Michel André et les frères Gilbert et Raymond Costes
Michel André et les frères Gilbert et Raymond Costes © Radio France - Harry Sagot

Beynac-et-Cazenac, France

Le jugement sera rendu le 26 juin. La procureure de Bergerac a requis des peines d'amende contre Gilbert Costes et son frère Raymond, qui avaient manifesté avec une quinzaine d'autres personnes devant le domicile du président du Conseil départemental Germinal Peiro, le 29 avril 2018.  La procureure ne poursuivait pas Michel André et n'a requis aucune peine pour le président de la SEPANSO ; c'est Germinal Peiro lui-même qui a demandé son jugement pour complicité. "Il était injuste - a expliqué l'avocat du président du Conseil départemental Me Jean Gonthier - de ne faire comparaître que deux exécutants, alors que c'est Michel André qui a dicté l'inscription sur le panneau accroché à la porte du président du Conseil départemental."

Des amendes requises "en partie ou totalement avec sursis"

Gilbert Costes, ancien faucheur d'OGM aux côtés de José Bové, était poursuivi pour "outrage". C'est lui qui avait accroché cette pancarte sur laquelle était écrit "nous voulons des élus honnêtes, on te surveille", et à l'audience il a expliqué que "il ne considérait pas ça comme un outrage" , la procureure a requis pour lui 2.000 euros d'amende "dont tout ou partie avec sursis". 

Michel André a expliqué qu'il avait participé à cette manifestation à Castelnaud-la-Chapelle "comme d'autres", et qu'il n'avait pas rédigé le panneau mais "qu'il partageait ce qui était écrit". Raymond Costes, enfin,  est accusé  dégradations : avec d'autres manifestants non-identifiés, il avait renversé le Mai planté en l'honneur du président du Conseil départemental devant son domicile, et une amende de 500 euros (toujours avec sursis pour tout ou partie) a été requise contre lui.

L'avocat du président du Conseil général a demandé 3.000 euros de dommages et intérêts pour les trois manifestants. Me Jean Gonthier a surtout dénoncé le lieu de la manifestation, au domicile personnel de germinal Peiro.

Me Jean Gonthier, avocat de Germinal Peiro

L'avocat des trois militants, Me Guillaume Tumerelle, a demandé la relaxe : "demander des élus honnêtes, ou surveiller les élus - a-t-il plaidé - ça ne peut pas être un outrage, c'est le rôle de n'importe quel citoyen."

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