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Faits divers – Justice

Déviation de Jargeau : la justice donne raison aux associations de défense de l'environnement

vendredi 5 janvier 2018 à 12:23 Par Eric Normand, France Bleu Orléans

Pour la première fois, le tribunal administratif d'Orléans se penchait sur le projet de déviation de Jargeau pour désengorger le centre-ville. Le défrichement avait commencé en octobre, le tribunal ordonne au préfet de faire suspendre les travaux. Dix hectares de forêts ont été détruits.

Premiers travaux préparatoires et premiers arbres abattus pour ce projet à St Denis-de-l'Hôtel
Premiers travaux préparatoires et premiers arbres abattus pour ce projet à St Denis-de-l'Hôtel © Radio France - Lydie Lahaix

Jargeau, France

Le déboisement va devoir s'arrêter. C'est la décision qu'a rendu ce vendredi 5 janvier le tribunal administratif d'Orléans concernant le référé de l'association Mardiéval. Le département du Loiret veut désengorger le centre-ville de Jargeau traversé tous les jours par 15 000 véhicules. Son projet prévoit la construction d'une quinzaine de kilomètres de routes avec un nouveau pont sur la Loire entre Darvoy et Mardié. Les associations dénoncent une aberration écologique dans une zone classée Natura 2000. 

10 hectares ont déjà été détruits depuis octobre

Le conseil départemental  du Loiret a commencé les travaux préparatoires en octobre. Il a fait détruire 10 hectares de forêts dans le bois de la Comtesse à Saint-Denis-de-l'Hôtel, il reste quatre hectares à abattre. Ils ne le seront pas, le tribunal ordonne au préfet de faire suspendre les travaux de défrichement. Ce qui satisfait pleinement Jean-Marie Salomon, "c'est un coup d'arrêt à ce projet pour lequel nous nous battons depuis 19 ans et pour lequel nous n'avons accès à la justice que depuis un an et demi" et le président de l'association Mardiéval d'ajouter : " c'est encourageant car la première décision de justice nous est favorable." 

Cette décision reste à être confirmée sur le fond, mais si la juge des référés a pris cette décision, c'est qu'elle pense qu'on doit avoir les moyens de faire annuler cet arrêté préfectoral - Jean-Marie Salomon

Rien n'est fini pour autant. Une autre audience doit se tenir en 2018 devant le tribunal administratif, puisque les associations ont aussi déposé un recours plus global contre la déclaration d'utilité publique, que la préfecture a accordée au département du Loiret pour ce projet.