Faits divers – Justice

Dijon : 14 jeunes jugés pour trafic de stupéfiants dans le quartier Greuze

Par Soizic Bour, France Bleu Bourgogne lundi 3 octobre 2016 à 15:55

Cannabis. Photo d'illustration.
Cannabis. Photo d'illustration. © Maxppp - BRIAN KERSEY

Ce mardi s'ouvre le procès d'une affaire de trafic de stupéfiants devant le tribunal correctionnel de Dijon. 14 prévenus sont jugés pour transport et acquisition illégale de drogues. Ils habitaient ou fréquentaient le quartier Greuze à Dijon.

14 personnes âgés de 22 à 43 ans sont jugés à partir de ce mardi devant le tribunal correctionnel de Dijon. Ils sont accusés de s'être livrés à un trafic de stupéfiants entre octobre 2012 et octobre 2013. Ils sont jugés pour transport et acquisition illégale de stupéfiants. L'affaire démarre en 2013, la police s'intéresse alors à ce quartier en raison de sa réputation et intervient suite à des plaintes des voisins qui soupçonnaient un trafic de drogue en bas de leur fenêtre.

Résine de cannabis, cocaïne et armes

Plusieurs perquisitions permettent de découvrir de la résine de cannabis, de l'herbe, un peu de cocaïne et des armes. Le réseau est ensuite démantelé et ses membres sont placés en garde à vue et interpellés.

Un "trafic de quartier"

"Le dossier impressionne par son nombre important de prévenus", nous rappelle Audrey Bittard, l'une des avocate d'un des 14 prévenus. "Mais c'est en fait un dossier presque banal, qui comprends de la petite délinquance qui consomme et revend une petite quantité de marchandise", poursuit-elle. Dans cette affaire de trafic de stupéfiants, pas de cartel ou de système pyramidal avec un gros bonnet à sa tête : il s'agit de jeunes qui se retrouvaient en bas des immeubles ou dans les cages d'escalier pour se livrer à ce trafic.

C'est un trafic de quartier, sans grande envergure, avec de la "dépanne" et des quantités de produit peu importantes. Tout le monde consommait et tout le monde revendait, il n'y avait pas de violences, pas de racket ni d'extorsion.
Maître Samuel Estève, un des avocats de la défense

L'audience démarre ce mardi à 9h et durera trois jours, les prévenus risquent des peines de prison.

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