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Dijon : à l'aube d'une nouvelle mobilisation des "Gilets jaunes" condamnés ce mardi

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Par , France Bleu Bourgogne

Alors que les "Gilets jaunes" lancent de nouveaux appels à mobilisation sur les réseaux sociaux, 4 d'entre eux comparaissaient ce mardi 3 septembre 2019, devant le tribunal correctionnel à Dijon. L'occasion de prendre le pouls du mouvement.

Manifestation des "Gilets jaunes" (photo d'archives)
Manifestation des "Gilets jaunes" (photo d'archives) © Maxppp - JC TARDIVON

Le mouvement des "gilets jaunes" va-t-il reprendre après la pause de cet été ? Quelques rassemblements de "gilets jaunes" ont eu lieu  Paris, à Toulouse, à Caen, Strasbourg et même à Montbard samedi dernier... Montbard où une poignée de manifestants se sont retrouvés sur un rond-point. Un galop d'essai avant un éventuel "Acte 43" samedi prochain? En attendant ce mardi à Dijon, le tribunal correctionnel, étudiait 4 dossiers de "gilets jaunes".  

Un street medic relaxé

Parmi eux celui de Guillaume. Ce jeune homme de Besançon, âgé de 29 

ans est un street médic, un "secouriste de rues". Il comparaissait pour participation le 20 avril 2019 à Dijon à un groupement de personnes en vue de la préparation de violences et de dissimulation volontaire du visage. Il a été relaxé. Pense-t-il que le mouvement "gilets jaunes" va repartir? "Je pense que c'est possible parce que rien n'a changé. Et pendant l'été on a vu passer des lois sur les réformes du chômage, des retraites ou encore sur l'éducation. Le gouvernement a continué sa vente à la découpe de tous les services et biens publics. Je ne vois pas les gens s'arrêter maintenant" pronostique le jeune homme.

Guillaume relaxé ce mardi à Dijon
Guillaume relaxé ce mardi à Dijon © Radio France - Thomas Nougaillon

Le témoignage de Guillaume

Les mêmes faits reprochés par la justice

Tous ces "gilets jaunes" dont les cas étaient étudiés à l'audience étaient présents dans cette manif du 20 avril qui marquait l'acte XXIII du mouvement. La justice leur reproche les mêmes faits. Deux d'entre eux étaient également poursuivis pour violences sur personnes dépositaires de l'ordre public. C'est le cas de Cédric, intérimaire de 35 ans. Il a pris 4 mois de prison avec sursis. Voit-il le mouvement des "gilets jaunes" se poursuivre à la rentrée et se durcir dans les semaines qui viennent ? 

Cédric pense que le mouvement va se poursuivre

"Oui je pense, même si moi je ne retournerai pas aux manifestations parce que ça coûte très, très cher quand on passe au tribunal". Le casier judiciaire de Cédric est déjà bien garni, il a déjà été condamné pour des violences conjugales et plusieurs conduite sous l'emprise de l'alcool... Pas verni depuis son enfance, ce père de deux enfants, a beaucoup de mal à trouver sa place dans la société. "Je suis intérimaire depuis 29 ans, je défend mon steack, il faut que ça paye un peu plus".

Géraldine Garron
Géraldine Garron © Radio France - Thomas Nougaillon

Reportage à la sortie de l'audience

La situation s'est un peu apaisée ces derniers mois

Géraldine Garron est avocate à Dijon le cabinet pour lequel elle travaille a défendu de nombreux dossiers "Gilets jaunes". Pour elle la situation a tendance à s'apaiser. "On a moins de dossiers avec des personnes issues des Gilets jaunes qui viennent nous voir, mais c'est difficile à appréhender. On ne sait pas ce qu'il se passera la semaine prochaine et la suivante" prévient-elle. Sur les réseaux sociaux plusieurs rassemblements sont annoncés à partir du 7 septembre. Et sur BFM.TV des "gilets jaunes" marseillais prévoient même un "septembre noir".  

Les peines prononcées par le tribunal correctionnel de Dijon 

En attendant, au tribunal correctionnel de Dijon, si Guillaume a été relaxé des faits qui lui étaient reprochés. Deux autres "gilets jaunes" ont écopé de peines de 2 et 4 mois de prison avec sursis pour des faits de violences sur personnes dépositaires de l'ordre public, reconnus coupables d'avoir jeté des projectiles sur les forces de l'ordre. Le dernier, absent à l'audience, un jeune homme de 18 ans, déjà connu de la justice, a été condamné à 5 mois ferme notamment pour avoir dégradé un véhicule.   

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