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Faits divers – Justice DOSSIER : Meurtre d'Alexia Daval

Dijon : à quoi ressemble le service médico-psychologique où est incarcéré Jonathann Daval ?

jeudi 29 mars 2018 à 18:31 Par Anne Pinczon du Sel, France Bleu Besançon et France Bleu Bourgogne

Depuis quelques jours, Jonathann Daval, qui a avoué le meurtre de sa femme Alexia, est placé dans le service médico-psychologique régional (SMPR) de la maison d'arrêt de Dijon d'après son avocat. Une unité crée à la fin des années 80 qui prend en charge plus de 800 détenus par an.

Le service médico-psychologique régional est dans l'enceinte de la maison d'arrêt de Dijon
Le service médico-psychologique régional est dans l'enceinte de la maison d'arrêt de Dijon © Radio France - Jacky Page

Dijon, France

Dans une aile de la maison d'arrêt de Dijon se trouve un service du centre hospitalier la Chartreuse : c'est le service médico-psychologique régional (SMPR). Crées à la fin des années 80 dans 26 prisons françaises, ces services prennent en charge les détenus qui souffrent de troubles psychologiques ou psychiatriques. C'est là que se trouve Jonathann Daval, qui a avoué avoir tué sa femme Alexia à Gray, d'après son avocat bisontin Randall Schwerdorffer. Le SMPR de Dijon prend en charge entre 800 et 900 détenus par an. 

Des cellules comme les autres 

Ce service fait partie intégrante de la prison. D'anciennes cellules ont été réaménagées, soit pour accueillir des détenus en hébergement (il y a 20 places dans le service) ou en consultation, soit pour servir de bureaux aux différents praticiens. Ici travaillent des psychiatres, des psychologues, des infirmiers et un ergothérapeute. Les contraintes liées à la détention s'appliquent de la même manière que partout ailleurs dans la prison. 

Différents types de prise en charge 

Certains détenus, comme Jonathann Daval, qui ont besoin d'un suivi particulier, restent dans les cellules du service. "Suivant l'avis médical, on les place à un ou deux par cellule", explique Christine Meyer, la psychiatre qui coordonne le service. Mais d'autres viennent simplement pour une consultation, pour une prise de traitement ou une activité thérapeutique. 

Certains détenus entrent en prison avec une pathologie, ils étaient déjà suivis à l'extérieur et continuent donc à l'intérieur de la prison. Mais d'autres souffrent de troubles générés par la détention : "il y a beaucoup de troubles anxieux, de troubles du sommeil, ou d'états dépressifs qui sont liés à la fois à leur situation, à l'éloignement des proches et aux faits qui ont pu être commis" détaille Christine Meyer. Certains ne restent dans le service qu'une semaine, d'autres plusieurs mois voire plusieurs années. 

Et quand le problème est trop sérieux, qu'il y a un risque imminent, qu'il faut une prise en charge plus lourde ou une hospitalisation, les détenus sont transférés à l'hôpital-prison du Vinatier à Lyon, ou bien au centre hospitalier la Chartreuse à Dijon en attendant qu'une place se libère.