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Faits divers – Justice

Dijon - Amiens : interpellation d'un homme après des cris de singe

samedi 13 avril 2019 à 1:43 Par Thomas Nougaillon et France Bleu, France Bleu Bourgogne, France Bleu et France Bleu Picardie

On jouait les ultimes minutes du match, lorsque Prince Gouano, le capitaine Amiénois a entendu des cris racistes qui émanaient de la tribune Dijon-Céréales. Immédiatement le match a été arrêté avant de finalement reprendre quelques minutes plus tard.

Le joueur s'est rapproché de la tribune où il a entendu les cris de singe, il discute avec les stadiers.
Le joueur s'est rapproché de la tribune où il a entendu les cris de singe, il discute avec les stadiers. © Maxppp - Philippe Bruchot

Dijon - France

DFCO-Amiens c'était le match à l'affiche ce vendredi soir de la 32e journée de Ligue 1 de football à Gaston-Gérard. La partie s'est soldée par un nul 0 à 0. Le Dijon Football Côte-d'Or reste 18e et barragiste, les Picards gagnent un rang et sont désormais 16es... 

Le match interrompu plus de 5 minutes

Mais ce que l'on retiendra de ce match ce sont ces insultes racistes dont a été victime le capitaine Picard Prince Gouano. Alors qu'on jouait la 78e, le match a été interrompu durant plus de 5 minutes à la demande du joueur qui a pu désigner son agresseur dans la tribune "Dijon-Céréales". 

Un homme interpellé et placé en garde à vue

Très vite l'homme était interpellé et placé en garde à vue. A l'issue de la rencontre, Olivier Delcourt président du DFCO et Bernard Joannin, son homologue Amiénois ce sont présentés devant la presse. "Le DFCO va porter plainte, nous aurions souhaité que le joueur fasse de même, mais lui ne le veut pas" a expliqué le patron du club Dijonnais, tandis que Bernard Joannin précisait que "Prince est un catholique pratiquant, pour lui, le pardon est quelque chose d'important même si sur le coup il était anéanti". 

"Nous ne sommes pas juges"

Le président Delcourt a renchérit : "pour moi il doit être interdit de stade à vie si les faits sont avérés après c'est la justice qui tranchera car nous ne sommes pas juges". Bernard Joannin s'est montré sur la même longueur d'ondes. "Notre rôle à nous c'est de faire en sorte que dans les stades les choses se passent bien et que vous ayez un spectacle de qualité. Ce n'est pas à nous de dire qu'il faut lui donner tel jugement, ce n'est pas notre métier".

Les présidents des deux clubs ont réagis au micro France Bleu Bourgogne

L'ensemble des joueurs solidaires de Prince Gouano  - Maxppp
L'ensemble des joueurs solidaires de Prince Gouano © Maxppp - Nicolas Goisque

Prince Gouano, a lui aussi réagit. "J'aimerai mettre en lumière le rôle de la ligue et de l'organisation du stade qui ont fait le nécessaire. Car sur l'action qui a suivit j'ai vu que le monsieur n'était plus là. J'ai même appris qu'il a été mis en garde à vue". Il a aussi expliqué pourquoi il ne portera pas plainte. "Avec mes valeurs qui sont l'amour, la croyance, la foi je lui pardonne. Je ne porte pas plainte et je pense que cette réaction aura bien plus d'impacts. Car il sait à côté de quoi il est passé et quand tout cela sera passé il en parlera à ses enfants. Cela marquera une génération."

Prince Gouano

Deux ministres condamnent ces insultes

A l'issue de la rencontre la Ligue de Football Professionnel a publié un communiqué dans lequel elle "condamne les insultes racistes qui ont conduit l'interruption temporaire de la rencontre". La LFP apporte son soutien à Prince Gouano et annonce que la Commission de Discipline se saisira du dossier dès mercredi.   

Les explications de notre reporter.

"Des cris répugnants"

Des réactions jusqu'au plus haut niveau de l'Etat "ces cris répugnants sont contraires aux valeurs transmises par le sport" a commenté Christophe Castaner, ministre de l'intérieur, sur Twitter. "Mon total soutien à Prince Gouano (...) ces cris insultent notre République" a pour sa part twitté la ministre des sports Roxana Maracineanu.