Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Dijon : l'expulsion du Jardin de l'Engrenage remise à début novembre

-
Par , France Bleu Bourgogne

C'est ce mercredi 7 octobre à Dijon que se tenait l'audience concernant l'occupation jugée illégale d'un terrain de 3 ha avenue de Langres. Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 4 novembre. Durant l'audience une centaine de personnes se sont rassemblées devant la cité judiciaire.

Petit déjeuner revendicatif devant la cité judiciaire ce mercredi matin à Dijon
Petit déjeuner revendicatif devant la cité judiciaire ce mercredi matin à Dijon © Radio France - Thomas Nougaillon

"Longue vie aux jardins de l'Engrenage", "Résistance potagère contre le béton" ce sont les messages que l'on pouvait lire sur des banderoles accrochées devant le tribunal d'instance de Dijon. Ce mercredi matin une centaine de personnes, membres du collectif de soutien aux "jardins de l'Engrenage", s'est rassemblée pour un petit-déjeuner "solidaire et résistant" alors que le dossier était jugé en référé devant le tribunal d'instance boulevard Clémenceau.

Les "jardins de l'Engrenage" se situent au 63 avenue de Langres à Dijon
Les "jardins de l'Engrenage" se situent au 63 avenue de Langres à Dijon © Radio France - Thomas Nougaillon

La ville compte développer un éco-quartier

"L'Engrenage" c'est un jeu de mot pour désigner cette friche de trois hectares avenue de Langres à deux pas de l'arrêt Nation du tramway. Friche que la ville compte vendre à un promoteur pour y développer un éco-quartier. Maître Arnaud Brultet, avocat de la ville de Dijon demande l'expulsion des jardiniers et des cultivateurs alternatifs pour que ce projet d'éco-quartier puissent voir le jour. "C'est surtout la préservation du droit de propriété qui nous soucie. Nous voulons permettre à la ville de réaliser le projet qui est le sien, c'est à dire la construction de 300 logements. Ces gens là violent le droit de propriété, droit constitutionnellement reconnu, ils entravent la construction de cet éco-quartier" poursuit le conseil. 

"Ces gens là violent le droit de propriété" - Maître Arnaud Brultet

"Ces gens là entravent le droit de propriété" pour maître Brultet

Maître Arnaud Brultet
Maître Arnaud Brultet © Radio France - Thomas Nougaillon

Un débat de société

Maître Dominique Clémang, avocate du collectif, souligne l'incompétence du juge des référés concernant l'expulsion de deux personnes qui occupent illégalement une petite maison au milieu de la parcelle et qui bloquent le projet. Son but au fond est de gagner du temps et de provoquer un débat de société même si "cette occupation peut sembler radicale" a-t-elle expliqué au juge.

L'histoire regorge de "droits qui ont été conquis grâce à la mobilisation citoyenne" explique Maître Clémang

Maître Dominique Clémang
Maître Dominique Clémang © Radio France - Thomas Nougaillon

L'exemple de la ZAD de Notre Dame des Landes

"On ne manque pas d'exemples dans l'histoire de choses qui étaient interdites, illégales et de droits qui ont été conquis par la mobilisation citoyenne" assène Maître Clémang. "J'ai pris l'exemple de Notre-Dame-des-Landes en Loire Atlantique. L'occupation a été jugée illégale par tous les magistrats qui ont eus  à s'occuper de ce dossier. Pour autant aujourd'hui des accords ont été conclus avec les occupants et les collectivités publiques concernées pour imaginer autre chose. Donc c'est complètement possible".

Mais que veulent les occupants de cette friche et leurs soutiens ? Réponse avec ce reportage de notre journaliste.

Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 4 novembre prochain. "Cela laisse le temps aux légumes de pousser" a commenté l'avocate du collectif avec humour !  

Les membres du collectif ont accrochés des banderoles devant la cité judiciaire de Dijon
Les membres du collectif ont accrochés des banderoles devant la cité judiciaire de Dijon © Radio France - Thomas Nougaillon
Des crêpes et du café
Des crêpes et du café © Radio France - Thomas Nougaillon
Les participants veulent pouvoir continuer à faire pousser des légumes dans le jardin de l'Engrenage
Les participants veulent pouvoir continuer à faire pousser des légumes dans le jardin de l'Engrenage © Radio France - Thomas Nougaillon
Choix de la station

À venir dansDanssecondess