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A Dijon, la justice fait la promotion de l'éthylotest anti-démarrage

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Par , France Bleu Bourgogne
Dijon, France

Le parquet de Dijon veut promouvoir une nouvelle peine : obliger à installer un éthylotest anti-démarrage sur le véhicule des personnes condamnées pour l'alcool au volant. Des peines prononcées deux fois en Côte-d'Or. Deux volontaires ont aussi investi dans ce dispositif.

L'éthylotest bloque le démarreur si le conducteur est positif.
L'éthylotest bloque le démarreur si le conducteur est positif. © Radio France - Naïs Esteves

Le parquet de Dijon cherche toutes les solutions pour lutter contre l'insécurité routière. Deux volontaires ont aussi investi dans ce dispositif. La loi permet de prononcer une obligation d'installer un éthylotest anti-démarrage (EAD) dans le véhicule d'un conducteur contrôlé positif à l'alcool. Ce dispositif permet au contrevenant de conserver son permis de conduire, donc souvent son travail. Mais il a un coût : entre 1.400 et 2.000 euros selon le modèle de l'éthylotest et celui de la voiture. Alors, la procureur de la République de Dijon, Marie-Christine Tarrare, entend adapter cette composition de peine selon les revenus de la personne condamnée. En Côte-d'Or, deux garages sont pour le moment agrées pour installer ces dispositifs, à Saint-Apollinaire et Créancey.

Une démarche volontaire

L'installation peut aussi être volontaire. Deux personnes l'ont d'ailleurs fait en Côte d'Or. L'une d'elle accepte de témoigner de façon anonyme pour ne pas être stigmatisée. Son mari est alcoolodépendant, il a déjà été condamné mais c'est surtout pour se rassurer qu'elle a décidé d'investir : "Je ne gère plus ce problème. Il prend la voiture, je suis tranquille, je sais qu'il ne pourra pas la démarrer si il a bu." Son mari n'était pas vraiment pour cette démarche mais aujourd'hui, sa femme est persuadé que ça l'aide : "Il gère sa prise d'alcool. Il sait à peu prêt, il va boire une bière, il sait que pendant deux, trois heures il ne pourra pas boire donc il va la boire au moment où il n'a pas à prendre le véhicule." Cette habitante de Côte-d'Or note aussi une autre amélioration notable : "avant par exemple, si j'avais besoin de lui pour aller faire une course, il aurait pris la voiture même en ayant bu. Aujourd'hui, il me dit "bah non, je ne peux pas" parce qu'il sait que la voiture ne va pas démarrer." Pour cette femme aussi, c'est une contrainte puisqu’elle doit souffler avant chaque démarrage mais elle est enfin tranquille pour son mari et les autres usagers de la route. Aujourd’hui, elle aimerait voir ce dispositif de série sur tous les véhicules.

"Je n'ai plus à gérer la prise d'alcool de mon mari."

Le véhicule ne démarre que si le conducteur est négatif à l'alcool.
Le véhicule ne démarre que si le conducteur est négatif à l'alcool. © Radio France - Naïs Esteves

Un dispositif efficace mais encore très cher.

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