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Faits divers - Justice

Dijon : les sinistrés d'un immeuble demandent des comptes à leur bailleur social après un incendie

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Par , France Bleu Bourgogne

Un violent incendie accompagné d'impressionnantes colonnes de fumées noires. Les locataires de cet immeuble boulevard Carnot à Dijon se souviendront toute leur vie de ce 13 juillet au petit matin. Ils soupçonnent l'action d'un pyromane et demandent la sécurisation de l'immeuble.

Victoire, une habitante du 6A boulevard Carnot, dans les parties communes de l'immeuble où s'est déclaré l'incendie
Victoire, une habitante du 6A boulevard Carnot, dans les parties communes de l'immeuble où s'est déclaré l'incendie © Radio France - Thomas Nougaillon

Dijon - France

Ce mercredi 3 septembre 2019 à 14 heures une réunion très attendue doit avoir lieu entre le bailleur social Habelllis et les représentants des habitants d'un immeuble en travaux qui a brûlé mi-juillet au 6A et 6B boulevard Carnot à Dijon. Depuis cet incendie les locataires demandent la mise en sécurité du bâtiment et pointent du doigt les négligences supposées d'Habellis.

Depuis cet incendie les locataires demandent la mise en sécurité du bâtiment et pointent du doigt les négligences d'Habellis explique notre reporter.

La façade de l'immeuble qui a pris feu mi-juillet porte encore les stigmates de l'incendie - Radio France
La façade de l'immeuble qui a pris feu mi-juillet porte encore les stigmates de l'incendie © Radio France - Thomas Nougaillon

Sous le passage étaient stockés des portes et des fenêtres qui ont servi de combustibles

Il faut imaginer un grand bâtiment de cinq étages avec une sorte de préau accessible du boulevard. En fait, un passage sous l'immeuble permettant d'accéder à deux cages d'escalier le 6A et le 6B. C'est dans un coin sous ce passage, qu'étaient stockées des portes et des fenêtres par des entreprises chargées de la rénovation thermique du bâtiment. 

Karim, sa compagne et leurs enfants, à l'endroit où le feu a pris mi-juillet et où un nouveau stockage de fenêtres et de portes a eu lieu la semaine dernière  - Radio France
Karim, sa compagne et leurs enfants, à l'endroit où le feu a pris mi-juillet et où un nouveau stockage de fenêtres et de portes a eu lieu la semaine dernière © Radio France - Thomas Nougaillon

Les locataires évoquent la présence de squatteurs  

Au moment de l'incendie l'immeuble est donc en travaux depuis des mois. Le problème disent-ils c'est que le lieu serait régulièrement squatté la nuit par des marginaux. L'un d'entre eux, assurent les locataires, a probablement mis le feu à ce lieu de stockage, même si ce sera à l'enquête de police de le déterminer. Jeudi dernier des entreprises ont de nouveau placé du matériel au même endroit. Là où le feu avait pris mi-juillet. 

L'épisode des matériaux de nouveau déposé sous l'immeuble illustre les fameuses "négligences" du bailleur social selon les habitants.

Après l'action des locataires, jeudi dernier, les fenêtres et les portes sont désormais stockées à l'extérieur, côté parc - Radio France
Après l'action des locataires, jeudi dernier, les fenêtres et les portes sont désormais stockées à l'extérieur, côté parc © Radio France - Thomas Nougaillon

Plusieurs heures à l'hôpital et des nerfs encore à vifs

Les habitants ont ressenti un choc très violent : il faut savoir qu'après l'incendie certains d'entre eux ont tout de même passé plusieurs heures à l'hôpital puis 15 jours à l'hôtel avant de pouvoir rentrer chez eux. Cet épisode, illustre pour la plupart des locataires, ces fameuses "négligences" du bailleur social.

Jacko et Victoire - Radio France
Jacko et Victoire © Radio France - Thomas Nougaillon

La livraison de trop... 

C'est comme cela que le ressentent les habitants. Et leur réaction, épidermique, n'a pas tardé explique Sabrina. Elle vit au premier étage au dans le bâtiment 6B avec Romain son compagnon et leurs 5 enfants. Le jour de l'incendie l'un d'eux a sauté du balcon apeuré par cet incendie. "Jeudi il y a eu encore une livraison de fenêtres, elles ont été encore une fois placées en dessous de l'immeuble, donc on a eu peur que ça recommence et nous nous sommes tous mobilisés pour retirer ça. Quand on a vu les ouvriers ils nous ont dit qu'ils n'étaient pas au courant, qu'ils avaient des ordres et qu'ils déposaient tout à cet endroit".

Romain montre les tuyauteries endommagées suite à l'incendie - Radio France
Romain montre les tuyauteries endommagées suite à l'incendie © Radio France - Thomas Nougaillon

"Un stockage validé par des contrôleurs"

Ils ont donc pris tout ce matériel et l'ont posé devant leur immeuble sur le trottoir côté boulevard Carnot. Habellis, le bailleur social, lui, assure que le lieu de stockage était tout à fait légal. Djamel Kellal chargé d'opération chez Habellis. "Ce stockage a été validé par des contrôleurs donc il n'y avait pas de soucis avec son emplacement".

Ils veulent l'installation d'une grille à l'entrée de l'immeuble

Par ailleurs les habitants demandent qu'une grille soit installée sous l'immeuble pour en condamner l'accès. Pas besoin de grilles rétorque Habellis. "Il n'y a aucune réglementation qui l'impose. En revanche les accès aux halls, eux, sont sécurisés avec des doubles sas" explique encore Djamel Kellal.

Sabrina et son compagnon Romain vivent au 1er étage dans le bâtiment B avec leur 5 enfants. Le couple exige la sécurisation du bâtiment.

Jacko, 81 ans, vit avec sa femme et sa fille au 1er étage dans le bâtiment A. Depuis l'incendie sa vie est un calvaire. Il demande notamment la remise en état complète de l'immeuble

Trois plaintes contre "X" déposées

En attendant 3 plaintes contre "X" pour mise en danger de la vie d'autrui ont été déposées par des locataires et d'autres pourraient suivre. Fabien Bauduin, membre du conseil d'administration d'Habellis, représentant des locataires : "L'objectif de ces plaintes est d'avoir accès au dossier et de voir qu'elles sont les responsabilités des uns et des autres".  

Les habitants demandent l'installation d'une grille, l'installation d'une grille. Djamel Kellal chargé d'opération chez Habellis explique pourquoi cela n'est pas possible.

100 000 euros de dégâts selon Habellis

Facades noircies, ascenseurs HS, compteurs électriques fondus... Habellis estime à 100 000 euros le montant des dégâts. Le bailleur social lui aussi a porté plainte contre "X" deux jours après l'incendie pour déterminer les responsabilités suite à ce sinistre. A l'issue de la réunion prévue ce mercredi 4 septembre à 14 heures au siège d'Habellis, une autre réunion est d'ores et déjà programmée dans l'immeuble entre habitants cette fois. Ce sera jeudi soir il s'agira de déterminer d'éventuelles actions.

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