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Dijon : une affaire d'empoisonnement à l'insuline devant les assises

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Par , France Bleu Bourgogne

Un Dijonnais comparaît à partir de mardi pour avoir empoisonné à l'insuline sa compagne, en février 2013. La victime, plongée dans le coma, s'était finalement réveillée avant de se donner la mort quelques mois plus tard. Le procès doit durer quatre jours. L'accusé encourt 30 ans d'emprisonnement.

Justice (illustration)
Justice (illustration) © Fotolia - Ignatius Wooster

 Placé en détention en mai 2013, quelques semaines après les faits, l'accusé, un Dijonnais d'une cinquantaine d'années, ancien chargé de clientèle, ne nie pas le geste, mais réfute son caractère mortifère. Le reste sera affaire d'experts.

 La dose d'insuline : mortifère, ou pas ?

Il faudra en effet du temps aux techniciens pour déterminer l'exacte responsabilité de Patrick Dupont, l'accusé d'un procès un peu singulier à Dijon. Car ce dernier ne s'en est jamais caché, il a bien injecté de l'insuline à la victime, Mme Rousset. Mais selon lui, c'était à la demande de celle-ci, en quantité limitée, et après qu'elle se soit elle-même injecté une dose d'insuline. Alors dose mortifère ou non ? les débats s'annoncent complexes, confesse l'avocate de la défense Maître Audrey Bittard : _"_Madame Rousset a fait un arrêt cardiaque, donc on va chercher à savoir ce qui a pu être à l'origine de cet arrêt cardiaque. Est-ce que c'est la seule dose injectée par Monsieur Dupont ? Ou est-ce qu'il y eu autre chose ? Etant précisé que les analyses ont démontré que Madame Rousset présentait un taux d'alcoolémie de 2,48 grammes, ce qui peut à lui seul générer une hypoglycémie sévère et entraîner un coma."

Vol et escroquerie, les autres chefs d'accusation

Un coma hypoglycémique important, qui a laissé d'importantes séquelles neurologiques chez la victime selon la conseillère des parties civiles Chloé Bonnat, qui ajoute que Patrick Dupont est aussi accusé de vol et escroquerie dans cette affaire : "Il aurait effectivement utilisé son chéquier et sa carte bleue sur l'ensemble des comptes bancaires de Madame Rousset, pour détourner une somme relativement importante, de l'ordre de 17.000 euros. Il explique que c'est pour se rembourser de bons et loyaux services".

Une relation singulière au coeur du procès

L'accusé affirme également que la victime avait réclamé cette dose d'insuline. Les débats entre experts médicaux devront le déterminer. Mais la personnalité des deux protagonistes sera au cœur du procès, estime Me Audrey Bittard. _"T_oute la question est de savoir quelle était la personnalité de chacun et quelle était la relation qu'ils entretenaient car comme ça, c'est vrai qu'on a du mal à comprendre qu'une personne qui n'est pas diabétique demande à avoir une injection d'insuline, et que l'autre lui dise oui sans broncher. Ce n'est pas si simple que ça, je pense qu'il y a autre chose, une personnalité particulière chez l'un comme l'autre, et sans doute une relation pathologique."

Pour les parties civiles, une image à préserver

Les enfants et petits enfants de la victime, eux, se sont constitués parties civiles. Ils veulent laver le nom de leur mère et grand-mère, qui avant de se donner la mort s'était battue pendant des années contre la dépression et les problèmes d'alcool. _"Ce qui 'est très important pour eux c'est que l'image de leur mère ne soit pas écornée, notamment par l'accusé. Ils ont très peur que leur mère soit décrite comme une femme dépressive, alcoolique, un peu responsable de son sort, ce qu'elle n'était évidemment pas. Ils ont vraiment à _cœur que l'image de leur maman et grand-mère vivante soit restaurée."

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