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Dossier : Coronavirus Covid-19

Dîners clandestins parisiens : ce que l'on sait

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Une enquête a été ouverte après la diffusion d'un reportage de M6 sur l'organisation de dîners mondains clandestins à Paris. Un des organisateurs, identifié comme Pierre-Jean Chalençon, affirmait que certains ministres y participaient. Il est finalement revenu sur ses propos.

Le Palais Vivienne, propriété de Pierre-Jean Chalençon, soupçonné d'organiser des dîners de luxe clandestins (illustration)
Le Palais Vivienne, propriété de Pierre-Jean Chalençon, soupçonné d'organiser des dîners de luxe clandestins (illustration) © Maxppp - Thomas Padilla

Des dîners mondains ont-ils été organisés à Paris, malgré les restrictions sanitaires ? La diffusion d'un reportage, tourné en caméra cachée, dans le 19h45 de M6 vendredi 2 avril suscite une vive polémique. On y distingue des convives et des serveurs ne portant pas de masques et ne respectant pas les gestes barrières. Après avoir affirmé avoir partagé des dîners avec des membres du gouvernement, l'un des organisateurs, identifié par plusieurs médias et internautes comme Pierre-Jean Chalençon, propriétaire du "Palais Vivienne" situé dans le centre de Paris, est revenu sur ses déclarations. Le procureur de Paris Rémy Heitz a ouvert une enquête pénale, dimanche 4 avril, pour "mise en danger d'autrui" et "travail dissimulé". France Bleu fait le point.

Ce que montre le reportage de M6

"Une fois que vous passez la porte, y a plus de Covid". Vendredi 2 avril, M6 a diffusé dans son journal télévisé deux séquences. L'une tournée en caméra cachée dans un établissement présenté comme un club privé proposant des dîners pour un public fortuné, et une seconde, illustrant une fête privée organisée par un "collectionneur renommé". Contacté par les journalistes de la chaîne, ce dernier - identifié par plusieurs médias et internautes comme Pierre-Jean Chalençon, propriétaire du "Palais Vivienne" situé dans le centre de Paris - a affirmé avoir "dîné cette semaine dans deux ou trois restaurants qui sont soi-disant des restos clandestins, avec un certain nombre de ministres". Des propos qui ont suscité l'indignation sur les réseaux sociaux. 

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Des ministres mis en cause

Dimanche soir, Pierre-Jean Chalençon est finalement revenu sur ses déclarations par la voix de son avocat. "Pierre-Jean Chalençon, grand collectionneur des objets de Napoléon, a toujours apprécié faire de l'humour (...). C'est ainsi que quand celui-ci précise qu'il dîne avec des ministres dans des restaurants clandestins, il manie avec brio le sens de l'absurde...", a déclaré son avocat Me Jean-Luc Chetboun, dans un communiqué à l'AFP.

Le célèbre collectionneur "accuse notre rédaction et nos JT de propager des 'calomnies'" et "nous reproche 'une sorte de guet-apens, de coup monté'", indique la Société des journalistes (SDJ) des JT de M6, qui tient à réfuter ces propos. "D'autres sources nous ont confirmé en 'off' la présence d'au moins un membre du gouvernement à un de ces dîners", précise-t-elle.

Plusieurs membres du gouvernement ont exclu dimanche que l'un d'entre eux ait pu participer à un tel dîner.

Démentis au sein du gouvernement

"À ma connaissance, il n'y a pas de ministres" parmi les participants à des dîners clandestins de luxe à Paris, a réagi ce mardi Gérald Darmanin sur Europe 1, évoquant une "rumeur qui sape les fondements de la démocratie". "Je voudrais dire (...) à quel point la rumeur est dure pour notre démocratie. (..) et je crois qu'on devrait vraiment réfléchir à cette idée que c'est le soupçon qui permet de condamner des gens et non pas la vérité", a déclaré Gérald Darmanin. Au sujet de Pierre-Jean Chalençon, il "s'est fait faire une fausse publicité, qui je crois, peut lui coûter cher", a commenté le ministre de l'Intérieur.

Dans un entretien diffusé début février sur Youtube, Pierre-Jean Chalençon avait fait part de son intention de créer un "club des gastronomes", le "Vivienne's club", où il recevrait "deux fois par mois pour déjeuner ou dîner". Il y évoquait notamment ses "amis au gouvernement", et notamment le porte-parole Gabriel Attal en assurant : il "doit venir dîner prochainement".

"Il y a effectivement eu une invitation et Gabriel Attal l'a refusée fermement", a déclaré Marlène Schiappa, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, chargée de la Citoyenneté, ce mardi sur franceinfo. "Je sais de source sûre qu'il y a effectivement eu une invitation et que Gabriel Attal a refusé fermement cette invitation en disant qu'il y avait des mesures sanitaires et que donc ça allait de soi que lui ne viendrait pas. Il y a eu un message lui disant que dans l'absolu il pouvait venir un jour, et il a été répondu par un de ses conseillers : 'Là, il y a des mesures sanitaires et donc évidemment, le ministre ne se déplacera pas'", a-t-elle assuré.

Enquête ouverte

Dès dimanche, le ministre de l'Intérieur a indiqué sur Twitter avoir demandé au préfet de police de Paris de "vérifier l'exactitude des faits rapportés afin, s'ils sont vérifiés, de poursuivre les organisateurs et les participants de ces dîners clandestins". La préfecture de police a confirmé à l'AFP avoir ouvert cette enquête administrative.

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De son côté, le procureur de la République, Rémy Heitz, a annoncé avoir saisi "la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne d'une enquête des chefs de mise en danger d'autrui et de travail dissimulé", afin de "vérifier si des soirées ont été organisées en méconnaissance des règles sanitaires et de déterminer quels en ont été les éventuels organisateurs et participants".

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