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Faits divers – Justice
Dossier : Incendie à l'usine Lubrizol à Rouen

Incendie à l'usine Lubrizol à Rouen : "Le risque n'est pas avéré" sur l'amiante, 160 fûts délicats à évacuer

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure), France Bleu

Cinq jours après l'incendie à l'usine Lubrizol à Rouen, le préfet de Seine-Maritime a tenu ce mardi une conférence de presse, pour rassurer. Il n'y a pas de risque avéré lié à l'amiante a-t-il affirmé alors que plus d'une quarantaine de plaintes ont été déposées. Francebleu fait le point.

Le préfet de Seine-Maritime doit faire la lumière sur les produits stockés au moment de l'incendie
Le préfet de Seine-Maritime doit faire la lumière sur les produits stockés au moment de l'incendie © Radio France - Alexandre Bioret

Rouen, France

Cinq jours après l'incendie à l'usine Lubrizol à Rouen, le préfet de Seine-Maritime Pierre-André Durand et le parquet de Rouen ont communiqué ce mardi. Voici ce qu'on sait de la situation et de l'enquête. 

L'essentiel

  • "Les causes de l'incendie restent à établir" selon le parquet de Rouen, qui s'est dessaisi de l'enquête au profit du pôle de santé publique de Paris
  • La liste des produits qui ont brûlé a été dévoilée ce mardi à la demande du Premier ministre Édouard Philippe
  • "Aucune fibre d'amiante n'a été détectée dans l'air", selon la préfecture 
  • 160 fûts contenant des agents chimiques "restent à évacuer de l'usine"
  • "Plus d'une quarantaine de plaintes" ont déjà été déposées d'après le parquet de Rouen

La liste des produits stockés dans les bâtiments mise en ligne

À la demande du Premier ministre Édouard Philippe, le préfet a promis de dévoiler la liste des produits et les quantités qui ont brûlé jeudi dernier. "La liste va être mise en ligne sur le site internet de la préfecture cet après midi", a-t-il indiqué précisant qu' "en principe, ces éléments ne sont pas publics. C'est par exception qu'ils sont dévoilés". 

Dans la soirée, la liste a été effectivement mise en ligne. Et l'on apprend que 5.253 tonnes de produits ont brûlé. 

Le niveau d'amiante dans l'air est extrêmement faible

Il n'y a pas de risque avéré lié à l'amiante, selon la préfecture : "L'exploitant a réalisé vendredi à ses frais une série de prélèvements dans l'air et sur des surfaces pour rechercher l'impact des fûts qui ont explosé. Ce qui est dangereux pour la santé, c'est la présence de fibre d'amiante dans l'air. Ces résultats sont tous négatifs. On ne détecte aucune fibre d'amiante sur les surfaces. Et dans l'air, le niveau est extrêmement faible. Il est inférieur aux seuils. On attend le résultat d'une deuxième série de relevés", a indiqué Patrick Berg, le directeur de la Dréal.

Le préfet conseille cependant aux personnes qui trouveraient des morceaux de Fibrociment dans leur jardin d'éviter tout contact et de les signaler.

Les odeurs vont s'atténuer

Qu'en est-il des odeurs dont les habitants se plaignent depuis cinq jours ? Elles vont s'atténuer, a promis le préfet. D'abord parce que le fûts sont refroidis sur le site de Lubrizol. Ensuite, la nappe de boue, d'huile, d'eau et de mousse (qui a été projetée par les pompiers pour éteindre l'incendie) va être pompée. Les opérations de pompage sont en cours. Ce qui fera diminuer également les odeurs.  

160 fûts doivent être évacués avec précaution

Reste le problème des fûts. Il y en a 1.000 sur le site de Lubrizol à évacuer. "160 fûts dans un état délicat restent à évacuer de l'usine", selon la préfecture. "Ces fûts contiennent des agents chimiques qui en s’échauffant peuvent générer des vapeurs gazeuses de mercaptan et d'hydrogène sulfuré. II faut donc les manipuler avec précautions", a souligné Patrick Berg, directeur de la Dréal. 

Le parquet de Rouen se dessaisit, plus de quarante plaintes déjà déposées

Dans un communiqué, le parquet de Rouen a annoncé se dessaisir de l'enquête au profit du pôle de santé publique de Paris, en raison notamment de la "technicité" des investigations et "du nombre de plaintes pour mises en danger d'autrui". "À ce jour plus d'une quarantaine de plaintes" ont été déposées.

Concernant l'origine de l'incendie, "le périmètre de départ de feu commence à être identifié, sans pour autant qu'il soit aujourd'hui possible de préciser avec certitude sur quelle emprise le sinistre a débuté. De même, les causes de l'incendie restent à établir" précise le communiqué. Lubrizol a déposé samedi une plainte contre X pour "destruction involontaire par explosion ou incendie par violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité ou de prudence", affirmant que l'origine du feu serait "extérieure" au site. La direction assure qu'elle dispose d'images de vidéosurveillance et de témoins oculaires corroborant cette hypothèse.

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