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Faits divers – Justice
Dossier : Attaque à la préfecture de police de Paris

VIDÉOS - Emmanuel Macron a rendu hommage aux victimes de l'attaque à la préfecture de police de Paris

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Paris

Emmanuel Macron a rendu hommage ce mardi aux quatre fonctionnaires de la préfecture de police de Paris, tués par leur collègue radicalisé.

Un hommage est rendu aux quatre fonctionnaires tués à la préfecture de police de Paris.
Un hommage est rendu aux quatre fonctionnaires tués à la préfecture de police de Paris. © AFP - Ludovic Marin

Paris, France

Un hommage a été rendu ce mardi aux quatre fonctionnaires de la préfecture de police de Paris tués par leur collègue radicalisé. Emmanuel Macron, accompagné du Premier ministre Edouard Philippe et des ministres de la Justice Nicole Belloubet et des Armées Florence Parly, a prononcé un discours dans la cour de la préfecture, où a été abattu Mickaël Harpon, employé comme informaticien.

"Sept minutes qui ont plongé la préfecture de police dans le drame"

Emmanuel Macron a évoqué les "sept minutes qui ont suffi à plonger la préfecture de police de Paris dans un des drames les plus douloureux de son histoire".

"Vos collègues sont tombés sous les coups _d'un islam dévoyé et porteur de mort qu'il nous revient d'éradiquer_", a poursuivi le chef de l'État, qui a appelé "la nation toute entière à s'unir". "Nous l'emporterons que si notre pays se lève pour lutter contre cet islamisme souterrain qui corrompt les enfants de France", a-t-il ajouté, en louant "l'irréductible esprit français de résistance".

Savoir repérer ces petits gestes qui signalent un éloignement d'avec les lois et valeurs de la République - Emmanuel Macron

Durant son allocution, d'une quinzaine de minutes, le chef de l'Etat a également affirmé que "les institutions seules ne suffiront pas" à "venir à bout de l'hydre islamiste". "Une société de vigilance, voilà ce qui nous revient de bâtir ; la vigilance et non le soupçon qui corrode, la vigilance, l'écoute attentive de l'autre, l'éveil raisonnable des consciences", a poursuivi Emmanuel Macron, en appelant à "savoir repérer à l'école, au travail, dans les lieux de culte, près de chez soi, les relâchements, les déviations, ces petits gestes qui signalent un éloignement d'avec les lois et valeurs de la République".

Emmanuel Macron a également rendu hommage à "la maîtrise" et au "courage hors-norme" du gardien de la paix stagiaire qui a neutralisé l'assaillant.

Les victimes décorées à titre posthume

Auparavant, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a remis la Légion d'honneur, à titre posthume, aux quatre victimes : Damien Ernest, major responsable d'une unité de locale de police (28 ans de service), Anthony Lancelot, gardien de la paix (11 ans), Brice Le Mescam, adjoint administratif principal (6 ans) et Aurélia Trifiro, gardienne de la paix (17 ans). Le policier stagiaire qui a tué l'assaillant de 45 ans sera également décoré mais à une date ultérieure.

Juste avant la cérémonie, le silence était pesant dans la cour de la préfecture, où des centaines de personnes étaient rassemblées sous la pluie. Les quatre cercueils recouverts du drapeau français y avaient été installés devant le monument aux morts. Les personnels étaient invités à se recueillir devant à la fin de la cérémonie. Emmanuel Macron devait s'entretenir ensuite avec les familles.

De nombreuses personnalités politiques avaient également fait le déplacement, à l'image de Nicolas Sarkozy, François Hollande, Bernard Cazeneuve, Alain Juppé, Bruno Retailleau, Valérie Pécresse, Christian Jacob ou encore Anne Hidalgo. Plusieurs dizaines d'anonymes et de policiers étaient également présents devant la préfecture de police de Paris, devant l'écran géant installé pour suivre la cérémonie.

Christophe Castaner sous le feu des critiques

La journée n'est pas terminée pour Christophe Castaner, qui a été auditionné à huis clos avant la cérémonie par la délégation parlementaire au renseignement sur d'éventuels "dysfonctionnements" ayant permis l'attaque. Le ministre de l'Intérieur et son secrétaire d'Etat Laurent Nuñez y ont répondu avec "un souci de précision", a déclaré à la presse le président de la délégation parlementaire, Christian Cambon.

Christophe Castaner devait enchaîner dans l'après-midi avec la commission des lois de l'Assemblée nationale, cette fois devant la presse. Il sera également interrogé jeudi par la commission des lois du Sénat. Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a annoncé mardi qu'il allait accepter la demande des Républicains de création d'une commission d'enquête sur l'attaque, et que celle-ci se mettrait au travail "dès la semaine prochaine".

Depuis l'attaque, de nombreuses voix accusent les autorités et cherchent à comprendre comment Mickaël Harpon a pu passer sous les radars. Selon le ministère, il avait donné des signes de possible radicalisation au sein même de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) où il était employé. L'opposition, à droite et l'extrême droite, crie au "scandale d'Etat" et exige le départ de Christophe Castaner. Une démission qu'a exclue l'intéressé, tout en reconnaissant un "dysfonctionnement d'Etat".

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