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Faits divers - Justice

Disparition d'Estelle Mouzin : l'ex-compagne de Michel Fourniret contredit son alibi

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Paris, France Bleu Champagne-Ardenne

Monique Olivier, ex-compagne de Michel Fourniret, a été entendue ce jeudi dans le cadre de l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin en 2003. Elle a contredit l'alibi du tueur en série, ouvrant de nouveau la porte à cette piste pour les enquêteurs.

Monique Olivier, ex-compagne du tueur Michel Fourniret.
Monique Olivier, ex-compagne du tueur Michel Fourniret. © AFP - François Nascimbeni

L'ex-compagne de Michel Fourniret a été entendue, ce jeudi, dans le cadre de l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin en Seine-et-Marne, en 2003. Monique Olivier a contredit l'alibi de Michel Fourniret dans cette affaire.

Un coup de téléphone qui sert d'alibi

Le tueur en série a en effet toujours raconté avoir appelé son fils pour lui souhaiter son anniversaire depuis son domicile de Sart-Custinne, en Belgique, le 9 janvier 2003, jour de la disparition. Une version qui semblait exclure sa présence à Guermantes, à 250 km de là. Un appel attesté par des relevés téléphoniques. Devant la magistrate, Monique Olivier a affirmé avoir elle-même passé cet appel à la demande de son mari, qui n'était pas chez lui au moment des faits, ont indiqué son avocat Me Richard Delgenes et une source judiciaire à l'AFP.

Cette audition au tribunal de Paris, ce jeudi, faisait suite à une "déclaration spontanée" de Monique Olivier, évoquée par son avocat en juin dernier sur France 2. Dans cette déclaration, elle avait elle-même abordé la question de cet alibi de Michel Fourniret le soir de la disparition d'Estelle Mouzin. "La question qui m'est posée est de savoir si Michel Fourniret a appelé son fils Jean-Christophe le soir de la disparition d'Estelle Mouzin ou s'il m'a demandé de le faire pour servir d'alibi", avait déclaré Monique Olivier, selon Me Richard Delgenes. Elle se disait à l'époque prête à collaborer avec la justice.

L'enquête relancée par une juge parisienne

L'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin piétine. En juillet 2019, la Cour de cassation a accepté de la dépayser de Meaux à Paris, avec la nomination d'une nouvelle juge d'instruction. Début octobre, cette nouvelle juge a désigné des gendarmes, afin qu'ils explorent à nouveau la piste du tueur en série Michel Fourniret. 

Les avocats du père d'Estelle Mouzin demandent depuis longtemps que l'enquête s'intéresse à la piste Fourniret. La petite fille, âgée de 9 ans, avait disparu un soir de janvier 2003, alors qu'elle rentrait de l'école à Guermantes, en Seine-et-Marne. Son corps n'a jamais été retrouvé.

Une implication éventuelle que Fourniret a toujours démentie

Début 2007, la police avait une première fois mis hors de cause dans cette affaire "l'ogre des Ardennes", condamné à la perpétuité pour huit meurtres. Six ans plus tard, l'expertise de milliers de poils et cheveux prélevés dans sa voiture n'avait pas non plus permis de trouver de traces de la jeune fille, dont le corps n'a jamais été retrouvé. L'avocat de Michel Fourniret avait alors rappelé que son client niait tout lien avec l'affaire.

Interrogé par les enquêteurs fin 2017, Fourniret avait une nouvelle fois affirmé n'avoir "rien à voir avec l'affaire" Mouzin. Face aux policiers de la PJ de Versailles, qui l'avaient déjà entendu à trois reprises dans le passé sur ce dossier, il a toujours contesté son implication à chaque fois.

Dans une autre affaire - la disparition de Lydie Logé le 18 décembre 1993 dans l'Orne -, une information judiciaire a été ouverte pour "séquestration suivie de mort", après les gardes à vue la semaine dernière du tueur en série Michel Fourniret et de son ex-femme Monique Olivier.

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