Faits divers – Justice

Disparition d'Inès: "ma fille a été endoctrinée par un couple"

Par Tifany Antkowiak, France Bleu Saint-Étienne Loire mercredi 29 avril 2015 à 6:27

Inès est revenue à son domicile de Roanne, mais pour sa mère, "ce n'est plus la même enfant"
Inès est revenue à son domicile de Roanne, mais pour sa mère, "ce n'est plus la même enfant" © DR

Inès B. et sa mère sont rentrées à Roanne, dans la Loire, ce mercredi midi. La mère de l'adolescente a fait un aller-retour à Paris pour récupérer la jeune fille de 15 ans. Elle a été retrouvée saine et sauve ce mardi par la police, en région parisienne. Sa maman, Alexandra, s'exprime sur France Bleu Saint-Étienne Loire. Elle explique que sa fille n'est plus la même.

Inès B., cette adolescente de 15 ans qui a disparu le 24 mars dernier, a retrouvé son domicile de Roanne mais elle est visiblement transformée par le mois qu'elle a passé loin de chez elle. Le travail des enquêteurs a permis de localiser la jeune Roannaise en région parisienne, dans les Hauts-de-Seine, un peu plus d'un mois après sa disparition. Si on sait officiellement peu de choses pour l'instant sur son parcours depuis qu'elle a quitté la Loire, la mère de l'adolescente, Alexandra, a accepté de témoigner sur France Bleu Saint-Étienne Loire. Elle parle d'un endoctrinement de sa fille.

"Ma fille a été endocrinée par un couple. Ce n'est plus la même enfant à la maison, donc on va lui laisser le temps de reprendre ses marques. Je pense que les personnes qui l'ont détenue ont bien changé ma fille, je pense qu'il lui faudra du temps pour se réadapter. Ce couple lui a mis des idées en tête, lui a fait croire qu'elle était bien là-bas. Elle nous en veut, avec le papa, d'avoir porté plainte contre ces personnes qui, à mon sens, ont profité de sa faiblesse. "

La mère de l'adolescente, qui remuait ciel et terre depuis un mois pour localiser sa fille, n'a pas souhaité aller plus loin. La piste du djihad, évoquée un temps, avait été écartée. Pour l'instant ni les enquêteurs, ni la justice, ne communiquent sur ce qui s'est passé.