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Dossier : Disparition de Delphine Jubillar

EXCLU - Disparition de Delphine Jubillar : l’avocat de sa famille ne croit pas à un départ volontaire

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Laurent Nakache Haarfi, avocat au barreau de Toulouse depuis 20 ans, représente la sœur et les deux frères de Delphine, disparue à Cagnac-les-Mines dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Il s'exprime pour la première fois dans le documentaire "Delphine Jubillar, l’introuvable maman du Tarn".

Maître Laurent Nakache Haarfi, avocat de la sœur et des deux frères de Delphine Jubillar, disparue du Tarn
Maître Laurent Nakache Haarfi, avocat de la sœur et des deux frères de Delphine Jubillar, disparue du Tarn © Radio France - Pascale Danyel

Me Nakache Haarfi se méfie généralement des journalistes. C’est la première fois qu’il accepte de répondre à la presse dans le documentaire de France Bleu Occitanie "Delphine Jubillar, l’introuvable maman du Tarn". Dans ce dossier, il représente la fratrie Aussaguel : la sœur ainée et les deux frères cadets de Delphine Aussaguel-épouse Jubillar, qui se sont constitués partie civile. "À ce jour leur souhait est que l’instruction se déroule dans les meilleures conditions possibles, confie l’avocat. Ils veulent comprendre comment on en est arrivé là."

Près de trois mois après la disparition de Delphine en pleine nuit, 10 jours avant Noël, les recherches n’ont toujours rien donné. Des battues ont été organisées à Cagnac-les-Mines et aux environs, les gendarmes ont renouvelé leurs opérations de porte-à-porte, la maison de la famille Jubillar a été perquisitionnée plusieurs fois. Et toujours aucune trace de Delphine

La piste criminelle est privilégiée par l’avocat et ses clients : "C’est jamais bon signe quand ça dure trop longtemps, ce genre de recherches, explique Laurent Nakache Haarfi. Mais je reste persuadé qu’on va finir par trouver. Le crime parfait, ça n’existe pas. Surtout dans de tels dossiers, surtout de nos jours."

"Il y a une seule certitude pour la famille, c’est que Delphine n’aurait jamais pu abandonner ses enfants."

"Le crime parfait n'existe pas, surtout dans de tels dossiers, surtout de nos jours" dit l'avocat Laurent Nakache Haarfi.

Selon l'avocat, l'intérêt de ses clients "est véritablement que la vie privée de cette famille, la vie privée de Delphine elle-même et de ses enfants, soit sauvegardée". Et surtout, insiste Laurent Nakache Haarfi, "ils ne veulent pas qu’on parle à leur place", car selon lui "beaucoup de personnes parlent peut-être à tort et à travers et ils ne veulent pas qu’on puisse les assimiler à tout ce qui peut se dire aussi bien sur les réseaux sociaux que dans les journaux ou que des personnes qui n’auraient que peu de liens avec Delphine puissent évoquer cette affaire". 

Mais le plus important pour eux, ce sont les enfants de Delphine. Leur seule volonté, c’est de s’occuper de leurs neveux et "d’être là". Ils souhaitent "intervenir dans la vie des enfants, être les représentants de Delphine pour ses enfants. Et c’est ce qu’ils font jusqu’à présent". Pour l'instant, Louis, 6 ans, et Elia, 20 mois, vivent avec leur père Cédric. "Tout se met en œuvre dans un esprit de concorde (avec lui) pour que justement, ils puissent rencontrer les enfants de manière cordiale et dans de bonnes circonstances", souligne l'homme de loi.

"Ils veulent surtout préserver les enfants, faire en sorte de protéger les enfants de Delphine."

Et quand on lui demande comment ses clients vivent l’intérêt national consacré à cette disparition, l'avocat est clair : "C’est une affaire qui les dépasse. Parce que ce sont des gens simples. C’est Monsieur tout-le-monde qui fait face à quelque chose de terrible. Personne n’est armé pour gérer ce genre de choses surtout quand on ne recherche pas la lumière. (...) Ce ne sont pas des gens qui cherchent à être connus en raison de cet événement traumatique pour eux. Ce sont des gens qui ont une vie normale et qui veulent qu’on préserve leur vie privée et celle de leur sœur."

Quand Delphine a disparu mi-décembre, "ils étaient en train de préparer Noël en famille", raconte Laurent Nakache Haarfi. "C’est une des raisons qui fait qu’ils sont certains d’une chose, c’est qu’elle n’est pas partie pour refaire sa vie, qu’elle n’est pas partie pour aller vivre avec quelqu’un d’autre… Elle n’aurait jamais abandonné ses enfants. Ça, c’est une certitude."

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