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Dossier : Disparition de Delphine Jubillar

Disparition de Delphine Jubillar : "L'instruction n'en est pas vraiment une", déplore l'avocat des proches

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Quatre mois après la disparition de Delphine Jubillar, à Cagnac-les-Mines, les proches de la maman tarnaise vivent encore dans la peur et l'angoisse, selon leur avocat Philippe Pressecq, alors que le mari doit bientôt être entendu par les juges.

La commune de Cagnac-les-Mines toujours bousculée et angoissée par la disparition de Delphine Jubillar
La commune de Cagnac-les-Mines toujours bousculée et angoissée par la disparition de Delphine Jubillar © Radio France - Flore Catala

Cette semaine marque les quatre mois de disparition de Delphine Jubillar. La jeune maman de 33 ans n’a plus donné de nouvelles depuis la nuit du 15 au 16 décembre. Quatre mois d'enquête et d'interrogations pour les proches de l'infirmière. Le mari, Cédric Jubillar, doit être entendu prochainement pour la première fois par les juges. Philippe Pressecq, l'avocat des proches de Delphine Jubillar, était l'invité de la matinale France Bleu Occitanie.

Comment vont vos clientes ?

Quatre mois après, elles sont, je crois, pratiquement dans le même état que depuis le 15 décembre. À la fois l'angoisse, la peur, l'incompréhension, l'attente, cette attente qui deviennent de plus en plus prégnante. Insupportable pour elles. Dès les premières heures, elles n'ont pas compris comment leur amie avait pu disparaître du jour au lendemain. 

On a beaucoup parlé de ce sentiment de sidération parce que Delphine, cette maman tellement aimante, ne pouvait pas quitter ses enfants. Elles sont encore dans cet état de sidération ?

Oui, il y a une sidération, mais je crois surtout que ce qui fait que cette disparition interpelle ses amis et plus largement beaucoup de personnes, c'est que Delphine, c'est "the girl next door". C'est notre voisine, la trentaine, deux enfants, mariée, infirmière, et elle disparaît. Et si elle peut disparaître, c'est que n'importe qui peut disparaître comme ça du jour au lendemain. 

Ses amis continuent, tous les jeudis, d'organiser des marches pour la retrouver ? 

Oui, c'est une démarche de fidélité. C'est pour dire voilà, on est là. Dans ce genre de dossier, nous recevons et je reçois des mails qui nous expliquent que le corps de Delphine serait à tel endroit ou tel endroit. Alors, on vérifie. Je pense même que les enquêteurs ont des cellules spécialisées pour ce genre d'information qui, une fois sur dix, ne sont pas sérieuses. Mais peut-être que parfois, ça met le doigt sur quelque chose de réellement existant. 

Quatre mois après, l'enquête n'aboutit pas. Il y a quatre mois, vous imaginiez ça ? 

Je pense que c'est à la fois très long et assez classique. Ce qui fait paraître ce délai extrêmement long, c'est qu'il y a un silence, un secret qui a été préservé et encore une fois heureusement préservé. En général, il y a ce qu'on appelle des fuites. Là, le secret a été préservé parce que le dossier, je pense est délicat, difficile. Les enquêteurs veulent travailler avec plus de sécurité et de sérénité possible. Alors, je crois que pour l'enquête, c'est bien. Mais pour les victimes, pour les gens qui aiment Delphine, c'est très angoissant et très insécurisant. 

Une des prochaines étapes, c'est l'audition de Cédric Jubillar, le mari de Delphine. C'est le bon timing pour l'entendre ?

L'instruction a été ouverte très tôt, mais en réalité, nous sommes encore dans le temps de l'enquête. L'instruction n'en est pas vraiment une, sans corps, sans victime. Pour moi, on est encore dans le temps de l'enquête.

Pour vous, maintenant, l'enjeu, c'est que ses amies puissent être partie civile ?

Mes clientes, depuis le début, veulent être présentes parce qu'elles sont le premier cercle. Ses amies sont de la famille de l'amour. Delphine Jubillar a été proche de ses frères et sœurs, mais son premier cercle, ce sont ses amies qu'elle fréquentait au quotidien.

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