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Faits divers – Justice

Disparition de Jean-Philippe Lacas : les éducateurs relaxés par le tribunal de police de Nîmes

lundi 27 novembre 2017 à 14:47 Par Guillaume Roulland, France Bleu Gard Lozère et France Bleu Hérault

Les deux éducateurs du centre Daniel Meyer de Lunel poursuivis dans le cadre de la disparition de Jean-Philippe Lacas, un jeune homme trisomique de 31 ans porté disparu pendant trois jours, ont été relaxés ce lundi par le tribunal de police de Nîmes. Une décision difficile à avaler pour son père.

Deux éducateurs du centre Daniel Meyer de Lunel encadraient ce jour-là 9 résidents du centre
Deux éducateurs du centre Daniel Meyer de Lunel encadraient ce jour-là 9 résidents du centre - Maxppp

Lunel, France

Il avait porté plainte après que son fils trisomique a passé trois jours et trois nuits à la belle étoile. Henri-Dominique Lacas, le père de Jean-Philippe, cet handicapé de 31 ans qui avait échappé à la surveillance de ses éducateurs, n'a pas réussi à obtenir gain de cause en justice.

Le tribunal de police de Nîmes a décidé ce lundi matin de ne pas condamner les deux éducateurs avec qui le jeune homme avait effectué une sortie dans le Gard au mois de janvier. Une sortie qui avait failli très mal se terminer puisque Jean Philippe, qui souffre de trisomie, avait passé trois nuits seul, dans le froid et en pleine nature.

Une randonnée qui tourne à la disparition

Le 18 janvier dernier, Jean Philippe, 31 ans, était parti en randonnée avec huit autres camarades du centre Daniel Meyer de Lunel. Le groupe devait arpenter les collines de Laudun, dans le Gard. Une petite troupe qui avait fini par se scinder en deux. Jean Philippe faisait partie de celui des retardataires.

Vers midi, l'éducateur qui les accompagnait, avait décidé de rejoindre l'autre groupe, à l'avant. Et c'est à ce moment là que le jeune homme avait disparu. Il ne sera retrouvé que trois jours et trois nuits plus tard, les pieds gelés, et le jeune handicapé avait été hospitalisé plusieurs mois.

Plainte pour blessures volontaires par imprudence

Les parents de Jean-Philippe avaient alors porté plainte devant le procureur de la république de Nîmes qui avait estimé, en transmettant le dossier au tribunal de police de Nîmes, qu'il y avait donc eu faute.

Les deux éducateurs qui accompagnaient le groupe ont donc comparu en octobre devant ce même tribunal. Ce lundi, le tribunal a finalement décidé de ne pas poursuivre les deux hommes.

Une décision que ne comprend pas le père de Jean Philippe, qui plus qu'une sanction pénale, attendait surtout une reconnaissance du préjudice subit par son fils handicapé.

Le récit de la disparition