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Faits divers – Justice DOSSIER : Nordahl Lelandais

Maëlys, un an après : ces éléments qui ont fait avancer l'enquête

samedi 25 août 2018 à 12:15 - Mis à jour le lundi 27 août 2018 à 7:35 Par Xavier Demagny et Fanny Bouvard, France Bleu Besançon, France Bleu Isère, France Bleu Pays de Savoie et France Bleu

Il y a un an, disparaissait Maëlys, neuf ans, au Pont-de-Beauvoisin (Isère) lors d’une soirée de mariage. Alors qu’une marche blanche est organisée ce lundi en sa mémoire, retour sur ces éléments qui ont fait avancer l’enquête sur la piste de Nordahl Lelandais, aujourd’hui unique mis en cause.

Des gendarmes devant la maison de la famille Lelandais à Domessin (Savoie).
Des gendarmes devant la maison de la famille Lelandais à Domessin (Savoie). © Maxppp -

Un an après la disparition de Maëlys de Araujo, la nuit du 26 au 27 août 2017 au Pont-de-Beauvoisin en Isère, ses parents organisent ce lundi une marche blanche hommage. Depuis, la justice a mis en examen Nordahl Lelandais pour le meurtre de la petite fille. Ce dernier les a conduit en février dernier là où il s'était débarrassé du corps. Il est l'unique mis en cause dans cette enquête, construite sur une succession de découvertes essentielles de preuves matérielles. 

Les images de vidéo-surveillance

Comme souvent, la vidéo-surveillance est l'une des premières choses analysée par les gendarmes. Dans la soirée du 26 au 27 août, Nordahl Lelandais fait plusieurs allers retours et croise ainsi le champ de la caméra d'un commerce du centre ville du Pont-de-Beauvoisin. Deux clichés sont exploités et sur lesquels ont voit la voiture de Lelandais, une Audi A3, passer deux fois. Sur la première image qui date de 3 heures du matin, on voit une "forme blanche" sur le siège passager. L'information est confirmée par le procureur de la République de Grenoble le 30 novembre. Maëlys portait ce soir là une robe blanche sans manches. 

Le bornage et l'exploration des téléphones de Lelandais

Lors d'une conférence de presse fin novembre 2017, le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, révèle que le portable de Nordahl Lelandais a été placé à plusieurs reprises en mode "avion" dans la nuit du 26 au 27 août. Des relevés qui correspondent avec les passage de l'Audi A3 dans le centre du Pont-de-Beauvoisin, filmés par une caméra de vidéo-surveillance. Il est par la suite mis en examen pour meurtre

Le procureur détaille à la seconde près les mouvements présumés de Lelandais mais le suspect nie toujours à ce moment là. On apprendra ensuite que le mis en cause a caché aux enquêteurs l'existence d'un autre téléphone.

Les indices dans la voiture

Les enquêteurs trouvent, quelques jours après la disparition de Maëlys, une trace ADN de la fillette sur une commande du tableau de bord de la voiture de Nordahl Lelandais. C'est ce premier élément qui va permettre une mise en examen de Nordahl Lelandais pour enlèvement et sa mise en détention provisoire. A ce moment là, Lelandais explique que Maëlys est montée dans sa voiture pour voir un chien qui s'y trouvait. 

Mais c'est une autre trace de sang qui permettra d'obtenir plus tard, en février, les aveux de Nordahl Lelandais. La même voiture de Nordahl Lelandais est en réalité complètement désossée et analysée de fond en comble par les experts de l'IRCGN, l'Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale. 

Dans le coffre de la voiture, sous le tapis qui recouvrait cet espace du véhicule, une minuscule trace de sang est retrouvée, malgré le nettoyage méticuleux qu'avait opéré Nordahl Lelandais. Face à cette preuve, Lelandais avoue avoir tué "involontairement" la petite fille et conduit dans la journée du 14 février les gendarmes jusqu'aux restes de l'enfant, près du village de Saint-Franc en Savoie, dans le massif de la Chartreuse. 

L'autopsie des restes de Maëlys 

Après la découverte des restes de la fillette, l'autopsie révèle plusieurs fractures au niveau de la mâchoire et du crâne de la fillette, selon France 3 et BFMTV. Des fractures qui n'auraient pas été mortelles et seraient d'ailleurs intervenues avant la mort de l'enfant. Des résultats qui mettent à mal la version de Nordahl Lelandais qui affirme que la fillette est décédée à cause d'un coup, une gifle, porté au visage.

Consultation d'images pédopornographiques

Cette dernière information, révélée par France Bleu Isère, provient des expertises des connexions internet de Nordahl Lelandais. Selon une source judiciaire, le principal suspect a consulté des sites pédopornographiques quelques heures avant et après la disparition de Maëlys fin août 2017, soit la nuit du drame puis le lendemain, dimanche. Il sera mis en examen début juillet pour une affaire d'agression sexuelle sur sa cousine mineure