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Dossier : Disparition de l'étudiante japonaise Narumi Kurosaki à Besançon

Disparition de Narumi à Besançon : ce que l’on sait

Narumi Kurosaki, une Japonaise de 21 ans a disparu en décembre 2016 à Besançon. Son corps n’a jamais été retrouvé. Le principal suspect est son ex-petit ami, Nicolas Zepeda Contreras, un Chilien de 26 ans. Une audience sur la demande d'extradition est prévue ce jeudi 5 mars au Chili.

Narumi Kurosaki a disparu en décembre 2016 à Besançon
Narumi Kurosaki a disparu en décembre 2016 à Besançon © Maxppp - Willy Graff

La disparition de Narumi Kurosaki reste un mystère. L’étudiante japonaise de 21 ans a été vue pour la dernière fois le 4 décembre 2016 entre 22h et 23 h à Besançon. Son ex-petit ami, Nicolas Zepeda Contreras est le principal suspect aux yeux de la justice française. Le procureur de Besançon a demandé son extradition en octobre 2019. Une nouvelle audience sur cette demande d'extradition est prévue ce jeudi 5 mars 2020 au Chili. Elle avait été reportée il y a un mois.

La disparition mystérieuse

Narumi a été vue pour la dernière fois le 4 décembre entre 22h et 23h à Besançon. Ce soir-là, plusieurs étudiants logeant au même étage qu'elle dans une résidence universitaire de Besançon ont entendu un grand cri. Depuis cet instant, aucune trace de la jeune fille n'a été retrouvée. La disparition de Narumi est signalée à la police le 13 décembre. Deux jours plus tard, le 15 décembre, le parquet de Besançon ouvre une information judiciaire.

La police lance un appel à témoin. Des plongeurs et des chiens sont même utilisés pour les recherches. Seule piste pour les enquêteurs, le GSM de la jeune femme et des images de vidéo surveillance où l’on voit Narumi en compagnie d’un homme âgé de 20 à 30 ans.

L'inquiétant petit ami

L'enquête s’oriente rapidement vers la "personnalité envahissante et inquiétante" de l'ex-petit ami de la jeune fille. C’est un Chilien de 23 ans qui s’appelle Nicolas Zepeda Contreras. Il a rencontré Narumi au Japon en 2014. Leur relation prend à priori fin quand la jeune femme part en France.

Les policiers ont pu établir qu'il était en France et présent à Besançon au moment de la disparition de Narumi. Un mandat d'arrêt international contre est émis le 23 décembre. La police est persuadé que la jeune femme a été assassinée.

Les menaces

Pour étayer son dossier, la justice française a en main plusieurs éléments. A commencer par une vidée datée du 7 septembre 2016 dans laquelle Nicolas Zepeda profère des menaces contre Narumi « Elle a fait de mauvaises choses. Elle a deux semaines pour rentrer »

Mais le jeune homme, dont le père est cadre du principal opérateur de téléphonie du Chili, semble avoir des appuis. Le Chili refuse de l’arrêter et de l’extrader, prétextant le manque d’informations. Nicolas Zepeda est finalement entendu par la justice au Chili, le 14 février 2017. Il nie farouchement les faits.

Un cri entendu sur le Campus

Il est aussi établi que le jeune homme a fait le voyage en Europe. Le 4 décembre 2016, Narumi et Nicolas Zepeda dinent au restaurant à Ornans « La table de Gustave ». Les images de vidéosurveillance du Campus, sa voiture flashée sur le chemin, et le payement en CB du restaurant en atteste. Le Chilien assure qu’il l’a ensuite déposé sur le Campus.

Selon les investigations des enquêteurs, cette nuit-là, les étudiants qui logent au même étage sur le Campus sont réveillés par un cri terrible, un cri de terreur à 3h du matin, puis plus rien. Mais personne ne prévient la police.

Toutes les affaires personnelles sont retrouvées. Il manque que deux choses : une couverture et la valise de couleur orange de Narumi. Nicolas Zepeda raconte qu’ils ont eu une relation, mais qu’il est reparti ensuite. Les caméras de vidéosurveillance du Campus n’en ont pas trace.

Après la disparition

Les amis de Narumi continuent de recevoir des messages par mail ou sms après sa disparition entre le 5 et le 12 décembre 2016. Ce sont des messages en japonais. On retrouve des traces d’une demande de traduction de ces messages que Nicolas a fait à une de ses amies.

Le 10 octobre 2019, le procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux avait exposé les charges justifiant la tenue d’un procès d’Assises. Il expliquait que « ces 34 mois d'investigations justifient la demande d'extradition de Nicolas Zepeda pour qu'il comparaisse devant la cour d'assises de Besançon pour l'assassinat de Narumi Kurosaki »

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