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Faits divers – Justice

Disparition de Steve à Nantes : le Défenseur des droits s'auto-saisit

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Par , , France Bleu Loire Océan, France Bleu

Suite à la disparition de Steve, le Défenseur des droits a annoncé qu'il se saisissait de cette affaire. Il va mener une enquête, parallèle à l'enquête judiciaire, et à celle de l'IGPN, la police des polices.

Jacques Toubon, le Défenseur des droits dans son bureau
Jacques Toubon, le Défenseur des droits dans son bureau © Maxppp - Arnaud Dumontier

Nantes, France

Jacques Toubon, le Défenseur des droits, s'est auto-saisi dans l'affaire de la disparition de Steve, lors d'une intervention de police le soir de la fête de la musique. Une nouvelle enquête va donc être ouverte

Trois enquêtes distinctes

Elle s'ajoute à celle déjà menée par la police pour tenter de localiser le jeune homme, et à celle de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la Police des police, qui cherche à faire la lumière sur la manière dont s'est déroulée l'intervention

Le samedi 22 juin, vers 4h du matin, la police est intervenue pour mettre fin à une soirée techno sur l'île de Nantes. La situation s'est envenimée, et plusieurs personnes sont tombées dans la Loire. Steve n'a plus donné signe de vie depuis.

Une enquête sur les conditions de l'intervention policière

L'enquête du Défenseur des droits doit elle aussi s'intéresser aux conditions de cette intervention, et tenter de déterminer s'il y a eu ou non une faute de la police. Jacques Toubon s'est auto-saisi dans le cadre de sa mission de veiller au respect de la déontologie par les forces de l'ordre

L'enquête devrait durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Tous les acteurs de l'affaire, policiers, témoins, participants à la soirée, devraient être entendu. A l'issue de cette procédure, si elle révèle des manquements, le Défenseur des droits peut demander des sanctions à l'encontre des personnes mises en cause.

Une plainte collective

Le 3 juillet, 85 personnes ont déposé une plainte collective pour "mise en danger de la vie d'autrui et violences volontaires par personnes dépositaires de l'autorité publique".

L'avocate des associations Média'Son et Freeform, Marianne Rostan, salue cette décision du Défenseur des droits. "C'est une bonne chose, je venais justement d'envoyer ce matin un courrier pour demander que le défenseur des droits ouvre une enquête". Elle a donc été devancée par Jacques Toubon, qui a décidé de se saisir le 4 juillet, au lendemain du dépôt de la plainte