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Dossier : Disparition de Delphine Jubillar

Disparition de Delphine Jubillar : "C'est anormal de disparaître sans laisser de trace" selon Jean-Marc Bloch

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Un mois et demi après la disparition de Delphine Jubillar à Cagnac-les-Mines (Tarn), Jean-Marc Bloch, ancien patron de la police judiciaire de Versailles et coprésentateur de l'émission "Non élucidé" sur France 2 puis sur RMC Story, dissèque tout le mystère qui entoure ce drame.

La maison familiale de Delphine Jubillar qui a disparu à Cagnac-les-Mines dans le Tarn, depuis la nuit du 15 au 16 décembre 2020.
La maison familiale de Delphine Jubillar qui a disparu à Cagnac-les-Mines dans le Tarn, depuis la nuit du 15 au 16 décembre 2020. © Radio France - Pascale Danyel

Dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, Delphine Jubillar a disparu à Cagnac-les-Mines, petit village tarnais où elle possède une maison avec son mari. Cette jeune mère de famille, infirmière de nuit, n'a plus donné signe de vie depuis et une une information judiciaire pour "arrestation, enlèvement, détention ou séquestration arbitraire" est ouverte. Les enquêteurs ont déjà réalisé de nombreuses opérations, pour le moment sans résultat, en tout cas rendu public. Un ancien grand flic, Jean-Marc Bloch, qui coprésente l'émission "Non élucidé" sur RMC Story nous livre son analyse

Comment expliquer que cette affaire de disparition fasse parler bien au-delà du Tarn et de la région ?

Ces affaires de disparition sont toujours extrêmement sensibles et l'opinion publique s'émeut, et c'est normal puisque c'est anormal de disparaître dans un pays civilisé et policé comme le nôtre. C'est anormal de disparaître sans laisser de trace.

Est-ce que c'est parce que c'est une mère de famille ? Est-ce que c'est parce qu'elle a disparu quelques jours avant Noël ?

Il y a des précédents qui ont marqué les esprits, notamment l'affaire avec Jonathann Daval. Tout le monde fait des rapprochements. Alors, faut-il en faire ou pas ? C'est une autre histoire. Mais c'est vrai que cette affaire reste dans la mémoire collective et tout le monde imagine qu'il s'agit d'un drame familial.

Une mère de famille qui abandonne ses enfants sans laisser le moindre message, vous en avez déjà vu ?

Oui, il y  des cas similaires. Il y en a quelques-unes. On pense à l'affaire Viguier à Toulouse. On n'a jamais retrouvé aucune trace de cette femme disparue. Son mari a été poursuivi et acquitté à deux reprises. Il s'agit d'une disparition totalement inexpliquée. Et cette femme avait des enfants. Il y a eu une disparition plus courte, en 1996 à Fos-sur-Mer. Il y a eu aussi la disparition de Patricia Bouchon dont on a fini par retrouver le corps. 

Une enquête pour enlèvement et séquestration a été ouverte. Qu'est-ce qui fait dire aux enquêteurs, selon vous, que ce n'est pas une disparition volontaire, comme il y en a chaque année en France ?

C'est vrai qu'il y a en France à peu près 50.000 disparitions volontaires tous les ans. Certaines sont des disparitions de protestation. Il y a des disparitions amoureuses pour refaire sa vie avec quelqu'un. C'est quelque chose qui est envisageable dans la disparition de madame Jubillar. A priori, il y avait un divorce en cours. On est dans une période de fêtes, les fêtes de Noël. Il y a des gens qui vivent très mal ces périodes. On peut chercher à éviter ce moment difficile.

Vous arrivez à croire à cette hypothèse ?

On peut tout imaginer. Dans ma carrière, j'ai vu pas mal de disparitions qui étaient des suicides. C'était des sortes de rupture. Les gens foutent le camp et on retrouve leur corps ou on ne le retrouve pas. 

Ce qui est étonnant dans cette affaire, c'est que trois avocats différents ont été saisis par les proches de Delphine. Vous arrivez à comprendre ?

Oui et non. C'est le problème des parties civiles. On sait que c'est quelque chose qui est mal défini. Qui sont ses proches ? Ce sont des gens qui ont des intérêts très différents donc on a une multitude de parties civiles qui ont toutes accès au dossier. Ce qui peut poser problème en la circonstance puisqu'il semble que la justice semble penser que sa disparition est l'œuvre d'un tiers. Là, il y a un certain nombre de gens qui vont avoir accès au dossier. En principe, le juge d'instruction cherche les preuves en secret.

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