Faits divers – Justice

Disparues de la gare de Perpignan : Jacques Rançon aurait agressé une autre femme en 1998

Par Elisabeth Badinier, France Bleu Roussillon lundi 9 mars 2015 à 8:20

Jacques Rançon a reconnu le viol et l'assassinat de Mokhtaria Chaïb.
Jacques Rançon a reconnu le viol et l'assassinat de Mokhtaria Chaïb. © MaxPPP

Le journal "Aujourd'hui en France" révèle ce lundi qu'une jeune de 19 ans aurait été agressée à coups de couteau par Jacques Rançon, mis en examen pour le meurtre de Moktaria Chaïb, une des disparues de la gare de Perpignan. La jeune femme a reconnu son agresseur en le voyant à la télé en octobre dernier.

Un témoignage incroyable est publié ce lundi matin dans le quotidien Aujourd'hui en France . Celui d'une femme, aujourd'hui agée de 36 ans, qui raconte comment, en 1998, elle a été agressée et blessée de plusieurs coups de couteau dans le quartier de la gare par un homme qui pourrait être Jacques Rançon, le meurtrier présumée de Moktaria Chaïb, une des "disparues de la gare".

C'est en découvrant son visage dans les médias en octobre dernier après son arrestation que cette femme a eu le déclic :

"J'ai su que c'était mon agresseur, je suis formelle, je l'ai reconnu à sa mauvaise dentition et à ses yeux. Je me suis efforcée de ne jamais oublier son visage."

La jeune femme raconte cette incroyable soirée du mois du 9 mai 1998. Elle a alors 19 ans, elle attend son petit ami au pied de l'immeuble où vit sa maman, avenue de Belfort, quartier de la gare, lorsqu'elle est abordée par un homme très alcoolisé qui tente de la séduire puis prétend habiter dans cet immeuble.

Mais au lieu de sortir sa clé, il brandit un couteau et poignarde la jeune femme au bas-ventre .

"Je garde une cicatrice qui va du bas du nombril jusqu'en bas de la poitrine."

L'homme tente de l'égorger , la jeune femme crie, une voisine arrive et l'homme prend la fuite. **

"J'ai perdu connaissance, je suis restée hospitalisée trois semaines."

La jeune femme n'aurait été contactée qu'une fois par la police pour établir un portrait robot de son agresseur, "puis plus rien" .

Elle a donc prévenu la police à l'automne dernier en reconnaissant le visage de Jacques Rançon. La police judiciaire l'a convoquée pour témoigner. Jacques Rançon, selon la PJ, habitait la même rue que la maman de cette jeune femme en 1998.

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