Faits divers – Justice

Disparues de la gare de Perpignan : Jacques Rançon ne pourra pas être interrogé sur l'agression de 1998

Par Elisabeth Badinier, France Bleu Roussillon lundi 9 mars 2015 à 17:24

La gare de Perpignan (illustration)
La gare de Perpignan (illustration) © Monster1000

L'avocat de Jacques Rançon, mis en examen pour l'assassinat de Mokhtaria Chaïb en 1997, une des disparues de la gare de Perpignan n'était pas au courant des révélations d'une jeune femme qui affirme avoir été agressée par son client en 1998. L'affaire est de toutes façons prescrite.

Beaucoup d'interrogations après les révélations du Parisien Aujourd'hui en France ce lundi dans l'affaire des disparues de la gare de Perpignan. Le quotidien publie le témoignage d'une femme, âgée de 36 ans aujourd'hui qui affirme avoir été agressée par Jacques Rançon en 1998 près de la gare de Perpignan, agressée et blessée au torse par plusieurs coups de couteaux.

A l'époque son agression n'avait pas été prise bien au sérieux et l'enquête classée. C'est en voyant le visage de Jacques Rançon à l'automne dans la presse que la jeune femme a reconnu son agresseur. Il vient alors d'être mis en examen pour l'assassinat de Mokhtaria Chaïb, une des trois jeunes femmes disparues dans le quartier de la gare dans les années 90, plus précisément en novembre 97 pour Mokhtaria Chaïb, soit 6 mois avant l'agression de cette jeune femme.

"Ces faits sont prescrits, cela ne changera donc rien pour mon client"

L'avocat de Jacques Rançon n'était pas du tout au courant de ce témoignage qu'il faut prendre avec beaucoup de précaution explique Xavier Capelet : "Je n'ai pas d'éléments, mon client ne m'a fait aucune révélation sur ce sujet là, on n'a jamais évoqué ces faits devant lui , je n'ai pas d'éléments pour attester de la véracité de ce témoignage, ce n'est pour l'instant qu'un témoignage. Compte tenu de l'ampleur médiatique de cette affaire, il arrive assez souvent que des victimes se manifestent auprès de la police, très souvent ces accusations sont infondées. Aujourd'hui je ne peux pas dire que celui-ci n'est pas fondé, je n'ai aucun élément, j'imagine que la police en a. De toutes façons, ces faits sont prescrits donc cela ne changera rien pour mon client. il ne peut pas être entendu dans cette affaire. Mon client a encore été entendu la semaine dernièrement et à aucun moment il n'a été question de ce dossier là" Jacques Rançon a avoué le meurtre de Moktaria Chaib mais affirme qu'il n'a tué personne d'autre. Il continue d'être entendu régulièrement par les enquêteurs.

Disparues de la gare / Capelet internet

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