Faits divers – Justice

JO 2016 - L’haltérophile bisontin Bernardin Matam accusé d'avoir piégé un adversaire en le dopant

Par Lila Lefebvre, France Bleu Besançon vendredi 19 août 2016 à 19:36

Le bisontin avait fini huitième lors de l'épreuve olympique des moins de 69 kilos le 10 août dernier
Le bisontin avait fini huitième lors de l'épreuve olympique des moins de 69 kilos le 10 août dernier © Maxppp - Larry W;Smith

Coup de théâtre dans le monde de l'haltérophilie : l'athlète franc-comtois Bernardin Kingue Matam est accusé par son adversaire au JO, Izzat Artykov, de lui avoir fait ingérer un stimulant à son insu. Le Kirghize s'était vu retirer sa médaille de bronze le 10 août après un contrôle anti-dopage.

L'haltérophile kirghize Izzat Artykov, premier médaillé des jeux Olympiques de Rio exclu pour dopage, accuse son concurrent français Bernardin Kingue Matam de l'avoir dopé à son insu. L'athlète kirghize avait emporté la médaille de bronze en haltérophilie, dans la catégorie des moins de 69 kilos, le 10 août. Bernardin Kingue Matam avait lui fini à la huitième place.

Les cinq premiers ne sont pas clean"

Déçu de sa huitième place, l'athlète franc-comtois avait tiré à boulets rouges sur plusieurs de ses adversaires, accusant les cinq premiers de dopage : "Les cinq premiers ne sont pas clean". Et rapidement le sort lui donnait raison avec l'élimination de Izzat Artykov, médaillé de bronze, contrôlé positif à un stimulant : la strychnine.

Le médaillé déchu en appelle aux instances Olympiques.

"Je vais bien sûr faire appel de la décision de me retirer ma médaille de bronze. C'est injuste", a déclaré Izzat Artykov, je ne me suis jamais dopé. J'ai remporté ma victoire honnêtement. Je soupçonne l'haltérophile français d'avoir ajouté des produits dopants à ma boisson ou ma nourriture. Tout ce tapage a commencé avec ses déclarations et ses doutes sur ma victoire", a-t-il encore déclaré. Dans un communiqué, l'agence kirghize pour la Jeunesse et les Sports annonce que la fédération kirghize d'haltérophilie "prépare un appel devant le Tribunal arbitral du sport " contre l'exclusion de son athlète.

C'est une histoire à dormir debout"

"C'est une histoire à dormir debout", ricane David Matam, le frère de Bernardin Matam, c'est 100% ridicule". Et d'ajouter : "Lui n'a pas eu de chance, on l'a pris tout de suite" ironisant sur la rapide destitution d'Izzat Artykov, Bernardin a dit sur les réseaux sociaux que les cinq premiers étaient dopés. Ils (la délégation kirghize NDLR) l'ont sûrement lu et sautent sur l'occasion pour essayer de se justifier". Selon lui, d'autres concurrents devraient tomber. David Matam en est persuadé, son petit frère est blanc comme neige : "Bernardin ne va pas aller mettre un produit puisqu'il ne sais même pas ce que c'est... Bernardin lui se bat avec ses propres armes".

David Matam, son grand frère préfère en rire.

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