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Faits divers – Justice

Dopage : l'entraîneur d'athlétisme Raphaël Piolanti jugé à Metz

jeudi 31 mai 2018 à 20:47 Par Cécile Soulé, France Bleu Lorraine Nord

Raphaël Piolanti jugé ce jeudi à Metz pour avoir incité plusieurs athlètes d'Amnéville à se doper, en procurant et injectant les produits dopants à certains, notamment au lanceur de marteau Quentin Bigot. Raphaël Piolanti se dit innocent. 3 ans de prison avec sursis ont été requis à son encontre.

Raphaël Piolanti et Quentin Bigot lors d'un stage de lancer de marteau en Alsace en 2011
Raphaël Piolanti et Quentin Bigot lors d'un stage de lancer de marteau en Alsace en 2011 © Maxppp - PQR

Metz, France

L'entraîneur d'athlétisme du club d'Amnéville Raphaël Piolanti jugé ce jeudi au tribunal correctionnel de Metz pour avoir incité plusieurs athlètes à se doper, en procurant les produits dopants à certains, notamment au lanceur de marteau mosellan Quentin Bigot. L'ancien manager national des lanceurs de marteau est poursuivi pour des faits s'étalant sur 2 ans, 2012 et 2013. 3 ans de prison avec sursis, 15.000 euros avec sursis et une interdiction d'exercer les fonctions d'entraîneur ont été requis à l'encontre de Raphaël  Piolanti. Le jugement sera rendu le 5 juillet prochain. 

Je conteste intégralement tout ce qui m'est reproché

L'affaire a éclaté après le contrôle positif de Quentin Bigot le 7 juillet 2014 aux championnats d'Europe d'athlétisme. Raphael Piolanti a passé toute l'audience à clamer son innocence mais il a été bousculé pendant les débats. "Je conteste intégralement tout ce qui m'est reproché" déclare d'emblée Raphaël Piolanti, carrure massive et crâne dégarni, en regardant la présidente du tribunal droit dans les yeux. Les échanges sont vifs. "Quentin Bigot m'a chargé pour se couvrir, pour ne pas être poursuivi". "Vous êtes le seul à le dire!" 

Mais quand vous apprenez que Quentin Bigot se dope, pourquoi vous n'en parlez pas?

La présidente revient à la charge : "Quant vous apprenez que Quentin Bigot se dope après avoir été arrêté avec des produits dopants en Allemagne en septembre 2013, pourquoi vous n'en parlez pas ?" L'ancien manager national des lanceurs de marteau soupire  : "Oui j'aurais du, là dessus je suis fautif". "Pourtant vous avez quand même sélectionné Quentin Bigot aux championnats d'Europe suivants" lui lance l'avocat de la fédération française d'athlétisme, seule partie civile dans cette affaire. Elle lui a déjà interdit à vie d'entraîner des athlètes.

Raphaël Piolanti, un père de substitution pour Quentin Bigot

Après son contrôle positif aux championnats d'Europe d'athlétisme en 2014, Quentin Bigot avoue aux enquêteurs avoir été incité à se doper en 2012 par son entraîneur du club d'Amnéville, qu'il considérait comme un père de substitution. "Une circonstance aggravante" pour le procureur Hadrien Baron. Raphaël Piolanti lui aurait fourni et injecté des produits dopants - stéroïdes anabolisants, testosterone entre autre. Quelques mois plus tard, le lanceur de marteau se qualifie pour les JO de Londres. 

Raphaël Piolanti clame son innocence

Quand la présidente du tribunal lui demande pourquoi d'autres personnes - président de club, athlètes - l'ont également dénoncé, Raphaël Piolanti assure avec que c'est par jalousie. Et il ajoute  : "Beaucoup d'athlètes ont témoigné en ma faveur". Ses avocats, Me Marlène Schott et Me Nicolas Fiorani s'interrogent : "C'est le seul à être poursuivi pour dopage, ce n'est pas normal".