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Dordogne : 14, 16 et 20 ans de réclusion criminelle pour les accusés de l'assassinat du boulanger de Port Sainte Foy

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Par , France Bleu Périgord

La cour d'assises de la Dordogne a rendu son verdict en milieu de journée ce vendredi à Périgueux dans l'affaire de l'assassinat du boulanger de Port Sainte Foy. Les trois accusés écopent de 20 ans de réclusion criminelle pour Valentin, 16 pour Luc et 14 pour Alexandre

La famille de Benjamin Le Borgne estime "que la justice est passée"
La famille de Benjamin Le Borgne estime "que la justice est passée" © Radio France - Antoine Balandra

Les trois assassins du boulanger de Port Sainte Foy ont écopé ce vendredi de 20 ans de réclusion criminelle pour Valentin, 16 pour Luc et 14 pour Alexandre..

Ils étaient jugés depuis lundi par la cour d'assises de la Dordogne pour l'assassinat de Benjamin Le Borgne, cet apprenti boulanger de 24 ans dont le corps avait été retrouvé en septembre 2016 sur un terrain très isolé de Vélines, lardé de 13 coups de couteaux.

Après environ 3h30 de délibéré, les jurés ont donc reconnu la préméditation et considéré que Valentin était bien l'auteur des coups de couteau.

"La volonté de Valentin de tuer était avérée". Voilà ce qu'ont estimé les jurés dans leur feuille de motivation. Valentin désigné comme le bras armé de l’assassinat de Benjamin Le Borgne. Et cela alors que Valentin a nié durant tout le procès avoir donné les coups de couteau.

La cour d'assises de la Dordogne a échelonné les peines pour les trois assassins de Benjamin Le Borgne
La cour d'assises de la Dordogne a échelonné les peines pour les trois assassins de Benjamin Le Borgne © Radio France - Antoine Balandra

Il écope donc de 20 ans de réclusion la plus lourde peine. Son comportement à l’audience a par ailleurs joué en sa défaveur. La cour estimant ainsi que _"_sa froideur et son extrême susceptibilité y compris face à la mère de la victime, posent  question".

Alors que s'est-il donc passé cette nuit de septembre 2016 ? Selon le jurés "il n'y avait pas de projet criminel mûrement réfléchi mais sur fond d'alcool et de stupéfiants, les trois hommes ont improvisé un plan amenant à l'assassinat". Il y avait donc bien préméditation selon eux. Les jurés ont en revanche, échelonné les peines, en prenant en compte la participation de chacun des accusés soulignant par exemple qu'Alexandre n'avait commis aucune violence, même si sans lui, cette expédition n'aurait sans doute jamais eu lieu.

La famille pourra peut être faire son deuil

Bref, la famille de Benjamin Le Borgne estime que la justice est passée comme l'explique sa maman, Isabelle Fily.

"Disons que je vais peut être trouver un apaisement pour la suite, il y a eu la justice pour mon fils, c'est ce que l'on voulait. 20 ans ça ne ramènera jamais Benjamin, mais c'est déjà ça. C'est un soulagement, on pourra faire notre deuil et tenter de se reconstruire" dit la maman de la victime

A l'énoncé du verdict, les accusés sont restés une nouvelle fois impassibles, même si Luc a semblé accusé brièvement le coup. Reste à savoir s'ils feront appel. Cela pourrait être le cas pour Valentin si l'on en croit maître Antoine Tugas, son avocat :

"C'était peut être la chronique d'une condamnation annoncée. Peut être aussi le fruit d'un délibéré rendu de manière sereine, mais peut être un peu rapide. Cette décision n'est pas définitive, _donc mon client s'interrogera sur l’opportunité de relever appel de cette condamnation_. Peut être que l'opportunité de faire appel nous permettra à nouveau de débattre de ce point, le plus important, à savoir que la préméditation a été considérée comme constante par la cour et le jury" dit-il

En revanche, tout autre discours du côté de maître François Ruffié, l'avocat d'Alexandre, qui écope lui de 14 ans de réclusion.

"Ces quelques jours ont été difficiles, pour les familles, pour les accusés, la cour fait une répartition dans les responsabilités, c'est pour nous une décision qui semble correspondre et qu'Alexandre a comprise et accepte" dit l'avocat.

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