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Dordogne : 3 000 euros requis à l'encontre de Jérôme Peyrat, ex-conseiller d'Emmanuel Macron

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Par , , France Bleu Périgord

Jérôme Peyrat est soupçonné d'avoir frappé son ex-compagne lors d'une dispute le 30 décembre dernier. Lors de l'audience devant le tribunal ce vendredi matin, la vice-procureure a requis 3 000 euros d'amende à l'encontre du maire de la Roque-Gageac et ancien conseiller d'Emmanuel Macron..

Le maire de la Roque Gageac Jérôme Peyrat lors de son arrivée au tribunal judiciaire d’Angoulême
Le maire de la Roque Gageac Jérôme Peyrat lors de son arrivée au tribunal judiciaire d’Angoulême © Radio France - Emmanuel Claverie

Jérôme Peyrat , comparaissait ce vendredi 4 septembre devant le tribunal correctionnel d’Angoulême pour violences. 

Le maire de La Roque-Gageac et ancien conseiller du président de la République était soupçonné d'avoir frappé son ex-compagne au cours d'une dispute le 30 décembre dernier dans son village de la Roque-Gageac. L'affaire avait été dépaysée pour garantir la sérénité des débats.

Une dispute dans la voiture

Lors de l'audience, le tribunal est revenu sur cette altercation écoutant les versions des deux protagonistes. Le président et la vice-procureure ont reconnu qu'il était difficile de savoir ce qui s’était véritablement passé dans le huis clos de cette voiture.

Ce qui qui est sûr, c'est que lors de cette dispute, l'ex-compagne de Jérôme Peyrat est entrée dans une grande colère, arrachant les lunettes de l'élu qui était au volant pour les jeter par la fenêtre du véhicule, tout comme ses vêtements posés sur le siège arrière. Elle aurait ensuite tenté de saisir les clés du véhicule pour les jeter par la fenêtre. C'est à ce moment-là que Jérôme Peyrat reconnaît avoir eu un geste qu'il qualifie "d'accidentel" pour la plaquer sur le fauteuil et éviter l'accident.

La parole de la plaignante mise en doute  

Compte tenu de la sensibilité de l'affaire et de son retentissement hors de la salle d'audience, le président Sébastien Filhouse comme la vice-procureure Sylvie Guedes se sont appliqués à vérifier si les violences conjugales étaient caractérisées, où s'il y avait une volonté de nuire au personnage public. Car, comme son avocate a pu le découvrir lors de l'audience, la plaignante va à son tour devoir s'expliquer prochainement devant la justice lors d'une composition pénale, pour avoir adressé de façon anonyme des appels et des SMS qui pouvaient ternir l'image de Jérôme Peyrat. 

"Compte tenu de votre fragilité personnelle, peut-être avez-vous vécu de façon très intense cette situation?" a demandé à la plaignante la vice-procureure Sylvie Guedes évoquant de sa part "un comportement inadapté, de la provocation et peut-être une volonté de nuire".

S'adressant à Jérôme Peyrat, Sylvie Guedes a reproché à l'élu, au casier judiciaire vierge, et qui n'est pas connu pour être violent "de ne pas avoir su garder le sang-froid habituel".

Le jugement rendu dans 15 jours

Estimant qu'il existait malgré tout des éléments permettant de soutenir l'action publique, la vice-procureure a requis 3 000 euros d'amende. L'avocate de l'ex-compagne de Jérôme Peyrat, reprochant lors de l'audience la publicité faire autour de cette affaire en raison de la notoriété du prévenu  a elle demandé 3000 euros de dommages et intérêts et le remboursement des frais de justice. Pour elle, sa cliente "souffre depuis d'un syndrome post-traumatique sérieux et ne peut plus se promener dans sa ville sans être insultée, ou qu'on lui crache dessus, tout ça parce qu'elle osé porter plainte"

Jugeant que les faits de violences n'étaient pas caractérisés, l'avocate du maire de la Roque-Gageac a elle plaidé la relaxe. Maître Dominique Petit estime que la plaignante, qualifiée de "manipulatrice et de dangereuse" , "s'est permise de détruire la vie de monsieur Peyrat"

Le jugement a été mis en délibéré au 18 septembre. 

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