Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Dordogne : 45 chèvres saisies parce qu'elles divaguaient depuis 20 ans sur les routes

vendredi 13 juillet 2018 à 13:11 Par Marie-Sylvie Prudhomme, France Bleu Périgord et France Bleu

Les services vétérinaires de la Dordogne ont saisi un troupeau de chèvres ce jeudi, dans la commune de Queyssac en Dordogne. Depuis 20 ans, ces chèvres se reproduisaient et divaguaient dans le village. Accidents de la circulation, dégâts dans les propriétés, les riverains n'en pouvaient plus.

Les chèvres se reproduisaient sans contrôle
Les chèvres se reproduisaient sans contrôle © Maxppp - Maxppp

Queyssac, France

Depuis une vingtaine d'années, un troupeau de chèvres et de boucs empoisonnait littéralement la vie du petit village de Queyssac au nord de Bergerac en Dordogne. Les caprins divaguaient et selon la préfecture " de nombreux riverains se plaignaient régulièrement des nuisances occasionnées par ces divagations".

C'est dans cette maison que vit Robert, avec ses chèvres qu'il élève "pour le plaisir" - Radio France
C'est dans cette maison que vit Robert, avec ses chèvres qu'il élève "pour le plaisir" © Radio France - Antoine Balandra

45 caprins saisis sur la centaine d'animaux que compte le troupeau

Ce jeudi, " une opération consistant à faire enlever , par un négociant, quarante-cinq caprins a été conduite avec la participation de la commune, de la sous-préfecture de Bergerac, des services vétérinaires et de la gendarmerie".  Malgré l'intervention du maire de la commune auprès du propriétaire, celui-ci n'a jamais accepté de maintenir ses animaux dans un enclos. 

Des risques d'accidents et des dégâts chez les riverains

Selon la préfecture, " la situation s'est aggravée ces derniers mois avec la prolifération du cheptel. Aujourd'hui, avec plus d'une centaine d'animaux, la situation est devenue critique. Les riverains font état de dégâts causés à leurs propriétés et de risques d'accidents de la circulation".  Les services de l'Etat "ont donc décidé de prendre des mesures d'ordre public pour répondre au danger représenté par ces animaux".

Les animaux doivent être confiés sous huit jours à la fondation Bardot. 

En attendant, le propriétaire des chèvres, Robert, septuagénaire qui vit dans une cabane en bois sans électricité isolée dans les bois, se désole du départ de ses chèvres.

"Ils sont arrivés à l'improviste, les gendarmes, les services sanitaires, ils m'ont traité comme un terroriste, et ils sont entrés et ils ont capturé les caprins"

Lui estime être victime d'un acharnement de certains voisins. "Il y a deux voisins qui ne supportent pas les animaux. Mes chèvres ont mangé leurs feuilles de vigne et pour quelques feuilles de vigne, on m'a enlevé mes caprins" se désole Robert.

Un sentiment d'acharnement pas forcément partagé par les voisins

Dans le hameau situé autours de sa maison, qui regroupe environ 150 habitants, tous les voisins ne sont pas exactement sur la même longueur d'onde.

Le maire de Queyssac en avait assez - Radio France
Le maire de Queyssac en avait assez © Radio France - Antoine Balandra

"Quand vous retrouvez des plantations abîmées, de manière récurrente, ou même une chèvre morte dans une piscine, vous en avez assez" dit une habitante.

Le maire, lui aussi, estime avoir été assez patient. Francis Papatanasios rappelle que cette histoire dure depuis plus de 20 ans :

"Disons que cela dure depuis 1997, et les premiers arrêtés ont été pris en 2011. Et là, cela reprenait des proportions très importantes, qui nuisaient à la sécurité puisqu'il se situe en bordure d'une route assez fréquentée, il y a déjà eu des accidents, et cela nuisait aussi aux biens des personnes qui habitent Queyssac surtout" dit le maire