Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Dordogne : à Périgueux, le forcené du quartier Saint-Georges s'est donné la mort

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Périgord, France Bleu

A Périgueux, le septuagénaire qui s'était retranché dans son appartement du quartier Saint-Georges ce jeudi 31 octobre s'est donné la mort lors de l'intervention du RAID peu avant 22h00. Peu de temps auparavant, l'homme avait tué sa compagne avant de mettre le feu à son logement.

Deux personnes ont trouvé la mort lors de ce drame
Deux personnes ont trouvé la mort lors de ce drame © Radio France - Clémence Gourdon-Négrini

Périgueux, France

Le forcené qui s'était retranché dans son appartement du quartier Saint-Georges à Périgueux depuis 17h45 ce jeudi 31 octobre s'est finalement donné la mort lors de l'assaut du RAID peu avant 22h00.

Les secours appelés pour un incendie

Vers 17h30 un infirmier s'est présenté pour prodiguer les soins quotidiens à une femme de 83 ans, dans l'immeuble HLM du 34 rue des Prés, quartier Saint-Georges à Périgueux. "Le professionnel a trouvé porte close, explique le vice-procureur de la république de Périgueux, Stéphane Renard. Mais le compagnon de cette femme lui a indiqué qu'elle venait de mourir et qu'il voulait se suicider", précise-t-il. L'infirmier appelle alors la police, qui constate un incendie depuis les fenêtres de l'appartement du couple, au troisième étage.

Lorsque les pompiers sont parvenus à entrer dans l'appartement, par l'une des fenêtres il ont découvert le corps sans vie d'une femme de 83 ans, mortellement touchée à la gorge par une arme à feu. Son compagnon, un homme de 72 ans leur a sommé de quitter l'appartement, et ré-indiqué sa volonté de mettre fin à ses jours. Les pompiers ont tout de même réussi à extraire le corps de la femme.

Une attente de près de quatre heures.

Un important dispositif de sécurité a alors été déployé. Les habitants de l'immeuble ont été évacués et accueillis dans un gymnase voisin. Au total 60 personnes ont pu quitter seules l'immeuble. Trois ont été évacuées par les pompiers.

Des hommes du RAID de Bordeaux ont été appelés en renfort. Arrivés à Périgueux peu avant 20 heures, ils ont réussi à faire entrer une caméra pour surveiller le septuagénaire. L'homme était allongé dans son lit, son fusil de chasse de calibre 16 "tenant son fusil avec la crosse entre les jambes, et le canon dirigé vers la tête, une main sur la détente", précise le vice-procureur de la République de Périgueux. N'arrivant pas à entrer en contact avec le forcené, les forces de l'ordre ont donné l'assaut peu avant 22 heures. C'est au moment où les policiers ont utilisé une grenade assourdissante, espérant ainsi l'interpeller, que l'homme s'est tiré une balle dans la tête.

Un couple "en grande détresse"

Selon des voisins, la compagne du forcené aurait sombré dans la dépression après le suicide de son fils. Un état dépressif confirmé par Stéphane Renard au lendemain du drame. L'homme aurait confié à plusieurs reprises à des voisins "en avoir marre", mais "il n'y avait pas de signe d'un tel passage à l'acte", précise le vice-procureur de la République de Périgueux. "Il semblerait qu'une procédure d'expulsion de l'appartement concernant le couple venait d'être entamée", précise également Stéphane Renard. 

Les habitants de l'immeuble ont pendant ce temps été évacués par un minibus de la ville vers un gymnase situé rue des Teinturiers. Trente-cinq habitants ont été relogés à l'hôtel pour la nuit de jeudi à vendredi. Pendant l'intervention, ENEDIS a par ailleurs coupé l'électricité dans le quartier. Au lendemain du drame, les habitants ont pu passer récupérer quelques affaires chez eux mais ils ne devraient pouvoir rentrer définitivement chez eux que dans le week-end.

L'enquête se poursuit

Au lendemain du drame, le vice-procureur de la République de Périgueux indique qu'une autopsie sera réalisée sur les deux corps "la semaine prochaine à l'institut médico-légal de Bordeaux. L'enquête doit notamment déterminer les circonstances précises de la mort de la femme de 83 ans. "L'homme qui s'est tué ne faisait pas parler de lui, il était inconnu des services de justice", précise Stéphane Renard. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu