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Faits divers – Justice

Dordogne : amendes avec sursis requises pour les 6 agriculteurs poursuivis pour la dégradation d'une permanence

vendredi 31 mars 2017 à 12:43 Par Faouzi Tritah, France Bleu Périgord

Les six agriculteurs poursuivis pour avoir dégradé la permanence de la députée Brigitte Allain sont passés devant le tribunal de police de Bergerac ce vendredi. Le procureur a demandé 1000 euros avec sursis pour cinq d'entre eux et 150 euros ferme pour l'un d'entre eux. Décision le 19 mai

Les six agriculteurs poursuivis ne sont affiliés à aucun syndicat agricole
Les six agriculteurs poursuivis ne sont affiliés à aucun syndicat agricole © Radio France - Faouzi Tritah

Bergerac, France

Les six agriculteurs qui étaient poursuivis pour dégradations après avoir jeté des œufs et déversé du fumier et du foin et même des pneus sur la permanence de la députée du bergeracois Brigitte Allain sont passés devant le tribunal.

ll y a un an, le 16 février 2016, à l'appel du syndicat des Jeunes Agriculteurs de Dordogne, des dizaines d'agriculteurs ont protesté avec leurs tracteurs devant les quatre permanences des parlementaires du département. Le procureur a requis pour cinq d'entre eux des peines d'amende de 1000 euros avec sursis, et pour le seul qui avait un casier 150 euros d'amende ferme.

Aucune demande de dommages et intérêts

Les six agriculteurs sont venus accompagnés de collègues, une cinquantaine environ. La salle d'audience est remplie. Ni la députée Brigitte Allain ni les propriétaires du bâtiment n'étaient là. D'ailleurs ils n'ont rien demandé. Aucune demande de partie civile n'a été enregistrée. A la barre tour à tour les six agriculteurs reconnaissent les faits. Ils expriment des regrets. La plupart expriment aussi les raisons qui les ont poussé à manifester : les fermes qui affichent un déficit à -8000 et jusqu'à -20 000 pour certains.

Délibéré le 19 mai

Le procureur entend les arguments des agriculteurs tout comme le président. Mais le procureur reste ferme "manifester oui, dégrader non!" L'avocat des six agriculteurs demande au tribunal de ne pas en faire des exemples. "Les six agriculteurs ne sont pas syndiqués, ils ne sont pas protégés" dit-il "Ils ont fait ça car ils ne gagnent plus rien". L'avocat a plaidé la relaxe. Le tribunal de police de Bergerac rendra sa décision le 19 mai.