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Faits divers – Justice

Dordogne : contesté par les riverains, le ball-trap de Servanches va pouvoir rouvrir

mercredi 10 octobre 2018 à 19:58 Par Antoine Denéchère, France Bleu Périgord

Le tribunal administratif de Bordeaux annule l'arrêté préfectoral qui suspendait l'activité du ball-trap de Servanches, en Dordogne. La justice estime qu'il y a des vices de procédures. Le propriétaire du ball-trap, satisfait, annonce une réouverture très rapide, au grand dam des riverains.

Homme pratiquant le ball-trap (photo d'illustration)
Homme pratiquant le ball-trap (photo d'illustration) © Maxppp -

Servanches, France

C'est une victoire pour le propriétaire du Périgord Shooting Club.  Benjamin Tranchant va pouvoir rouvrir son ball-trap, à Servanches, en Dordogne, et il le fera "très rapidement, au moins pour une partie de l'activité, car il y a une demande. Les clients sont impatients".  Ouvert début 2017, ce ball-trap était fermé suite à un arrêté préfectoral du 29 juin 2017. La préfecture de Dordogne avait en effet suspendu l'activité, dans l'attente de "mises aux normes de sécurité réglementaires" et de la mise en place de "solutions de nature à remédier aux nuisances sonores". Car les voisins se plaignaient du bruit et avaient constitué un collectif.  

Ca ne change rien sur le fond, le ball-trap est trop bruyant !"

Le patron du ball-trap a alors attaqué cet arrêté préfectoral devant le tribunal administratif de Bordeaux.  Et la justice vient de lui donner raison ce mercredi, en raison de vices de procédure dans cet arrêté préfectoral. Pour Thérèse Kohler, représentante des riverains, le patron du ball-trap "a mis un cabinet d'avocats sur cette affaire pour chercher une faille juridique. Mais le fond reste le même : le ball-trap de Sertanches est trop bruyant ! C'est pour ça qu'il y  a eu une fermeture. J'ai confiance en la préfète, car ça va de nouveau faire du bruit, j'imagine que la préfecture va de nouveau effectuer des mesures de bruit et de nouveau prouver que c'est trop bruyant." 

On savoure le silence depuis quinze mois"

Thérèse Kohler poursuit : "on a souffert du bruit permanent quand le ball-trap est arrivé. Ca fait quinze mois qu'on revit et qu'on retrouve le silence, depuis la fermeture provisoire. On le savoure. Alors, s'ils ouvrent à nouveau, je pense que ça ne va pas trop bien se passer", explique cette riveraine, sans plus de précisions.

Plusieurs millions d'euros de préjudice"

Interrogé par France Bleu Périgord, le propriétaire du Périgord Shooting Club estime avoir subi un très important préjudice pendant ces quatorze mois de fermeture administrative et va demander des dommages et intérêts à la préfecture. Benjamin Tranchant estime avoir perdu "plusieurs millions d'euros" dans cette affaire. Il précise qu'il avait dû licencier quatre salariés et rappelle qu'une autre action pénale pour abus de pouvoir est en cours contre la préfète de Dordogne.