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Faits divers – Justice

Dordogne : des travaux d'intérêt général pour le cycliste amateur qui avait équipé son vélo d'un moteur

mardi 13 mars 2018 à 17:13 Par Antoine Balandra, France Bleu Gascogne, France Bleu Périgord et France Bleu

Le cycliste amateur qui avait équipé son vélo d'un moteur en octobre 2017 lors d'une course à Saint Michel de Double en Dordogne a écopé d'une peine de 60 heures de travail d'intérêt général. Il était jugé à Périgueux ce mardi sur reconnaissance préalable de culpabilité.

Le vélo truqué avait été présenté lors d'une conférence de presse
Le vélo truqué avait été présenté lors d'une conférence de presse © Radio France - Benjamin Fontaine

Saint-Michel-de-Double, France

Le coureur amateur de 43 ans qui avait été pris en flagrant délit avec un vélo équipé d'un moteur en octobre 2017 a écopé de 60 heures de travail d'intérêt général.

Il était jugé au tribunal de Périgueux ce mardi sur reconnaissance préalable de culpabilité. Et cela pour escroquerie et tentative d'escroquerie. En octobre dernier, ce cyclisme amateur avait été arrêté sur un vélo à moteur. C'était lors d'une course à Saint Michel de Double. 

L'homme a finalement écopé de 60 heures de travail d'intérêt général, plus un euro symbolique à verser au titre des dommages et intérêts à la Fédération française de cycliste.

Le vélo a été contrôlé par l'agence de lutte antidopage - Aucun(e)
Le vélo a été contrôlé par l'agence de lutte antidopage - Capture d'écran France Télévisions - Tout le sport

Il versera aussi 88 euros au club cycliste de Créon d'Armagnac dans les Landes qui organisait une autre course où l'homme avait triché. 

Une peine adaptée estime Christophe Bassons, le correspondant régional de l'Agence française de lutte contre le dopage.

"Souvent, les gens qui trichent, on les rejette, alors que l'on pourrait profiter de leur expérience. Ce coureur est en plus dans la rédemption. Maintenant, cela reste une peine, il y a eu sanction, la faute est reconnue, aujourd'hui on démontre que tricher lors d'une course, peut déboucher sur une condamnation pour escroquerie" dit-il

Une affaire qui fera jurisprudence

Pour Christophe Bassons, cela peut ouvrir de nouveaux horizons. "On peut imaginer que des organisateurs de course se retournent contre les personnes dopées, qui pourraient donc être condamnées pour escroquerie" explique-t-il.

L'avocat de la fédération française de cyclisme lui, est soulagé qu'une sanction ait été prononcée. Mais pour maître Paul Mauriac, cette sanction doit maintenant dissuader les autres cyclistes amateurs de tricher.

"Pour la fédération, le principe de la sanction est fondamental. Le but, c'est de montrer que la Fédération prend cela à bras le corps et ne veut pas être attentiste, ou complaisante, elle a voulu montrer qu'elle était prête à sortir des starting blocks, maintenant cela suffira-t-il à dissuader, rappelez vous les étapes de la lutte contre le dopage..." dit Paul Mauriac

Tous les responsables soulignent également la rapidité de la procédure. Environ 5 mois pour prononcer des sanctions disciplinaires et pénales. Indispensable estime Christophe Bassons, pour une lutte anti dopage crédible.

A noter que le vélo du coureur amateur de 43 ans a été confisqué. En janvier dernier, la fédération l'avait déjà suspendu pour une durée de 5 ans.