Faits divers – Justice

Dordogne et Gironde : deux ans de prison pour s'être spécialisé dans le cambriolage des pharmacies

Par Antoine Balandra, France Bleu Gironde, France Bleu Limousin et France Bleu Périgord mardi 14 novembre 2017 à 19:07

Le Tribunal de Bergerac.
Le Tribunal de Bergerac. © Radio France - Sophie Constanzer.

Il avait visiblement une préférence certaine pour les pharmacies : un habitant de Haute Vienne a écopé de deux ans de prison ce mardi à Bergerac pour avoir cambriolé 22 pharmacies en Périgord et en Gironde. Mais il avait déjà écopé de 1 an de prison pour des cambriolages en Limousin

Un homme de 42 ans a écopé ce mardi de deux ans de prison ferme devant le tribunal de Bergerac. Cet homme habitant de Haute Vienne était jugé pour 22 vols par effraction ou tentatives de vols par effractions à chaque fois dans des pharmacies. 20 en Dordogne, mais aussi 2 en Gironde, à Saint Médard de Guizières et Saint-Seurin sur l'Isle. C'était entre janvier 2016 et juillet dernier.

A chaque fois, il ne volait rien d'autre que l'argent liquide. 22 faits jugés mardi donc, mais au total, l'homme aurait visité plus de 37 pharmacies, en Dordogne, Gironde, Lot et Garonne ou encore en Limousin. Il a d'ailleurs déjà écopé de 1 an de prison à Limoges où il était jugé pour 12 vols dans des pharmacies (11 faits pour lesquels il a été relaxé et un condamné).

Ce multirécidiviste au casier judiciaire comptant déjà une quinzaine de condamnations a donc comparu ce mardi. Et c'est un homme qui assume totalement ces actes avec un aplomb déconcertant qui s'est expliqué.

Ses chaussures le trahissent

Car à la barre, il a évoqué une errance. "Avez vous quelque chose en particulier contre les pharmacies ?" lui a demandé le président. "Non je me suis juste dit qu'il y avait peut être de l'argent liquide dans ce type de commerce " a-t-il expliqué.

A chaque fois, à chaque vol, c'était le même mode opératoire. Il passait par le toit, et récoltait entre 50 et 1500 euros. Mais jamais il n'a volé autre chose que de l'argent liquide. Lors d'un cambriolage, il se bornera simplement à voler... une boîte à thé.

Ce sont finalement son ADN et ses chaussures qui l'ont trahi. Des chaussures de sécurité très rares qui laissent des empreintes très reconnaissables et qui seront retrouvées chez lui lors de son arrestation. A l'époque des vols, l'ancien vendeur de meuble a expliqué au tribunal n'avoir pas trouvé d'autres moyens pour trouver de l'argent.

"Je suis peut être moi aussi phobique administratif" a-t-il lancé pour conclure, au président.