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TEMOIGNAGE : "j'ai failli ne pas revoir mes enfants" dit la victime du chauffard de Périgueux

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Par , France Bleu Périgord

Le jeune nîmois de 22 ans qui devait s'expliquer devant le tribunal de Périgueux après une course poursuite avec la police a demandé un délai pour préparer sa défense. Il avait fini sa course dans une vitrine de la rue Gambetta. Manquant de tuer une femme de 46 ans qui témoigne ce vendredi

Le magasin percuté par le chauffard rue Gambetta à Périgueux
Le magasin percuté par le chauffard rue Gambetta à Périgueux © Radio France - Antoine Balandra

Le jeune nîmois de 22 ans multirécidiviste qui devait comparaître ce vendredi pour avoir pris la fuite alors que des policiers municipaux voulaient le contrôler mercredi à Périgueux, et qui a ensuite percuté la vitrine d’une boutique de mariage rue Gambetta sera finalement jugé le 19 juin prochain. Il roulait également sans permis… 

Il a demandé un délai pour préparer sa défense. En attendant, il restera en détention provisoire. Ce vendredi le bref échange entre le prévenu, le tribunal et son avocat a pris des airs de véritable audience. Le prévenu et son avocat sont passés à l’offensive. 

Revenant, au grand dam de la présidente, sur les faits de ce mercredi.  "Oui, mon client a bien reculé avec sa BMW noire face au contrôle de la police municipale, oui, il a fait marche arrière" a dit son avocat. Mais il a pris peur a-t-il expliqué.

Selon lui, toute l’affaire se résume à un coup de panique, lorsque le jeune homme aurait vu l’arme du policier braqué sur lui. « Il a fait sa prière, et a reculé, c’était sa façon de réagir" a plaidé son défenseur.

Un témoignage glaçant

Mais lorsqu'il percute finalement la vitrine du magasin de mariages de la rue Gambetta, il manque de tuer une passante. Ingrid, 46 ans.

Ecoutez le témoignage d'Ingrid

"Je me trouvais entre la boutique de robe de mariée et la pharmacie. J'ai vu la voiture foncer sur moi. J'ai eu l'instinct et le réflexe de me réfugier dans une espèce de petit porche de 30 cm. J'étais sur la pointe des pieds ventre rentré. Il n'y a pas eu de coups de frein, je portais pourtant une veste rouge" dit la victime.

"Je fêtais la veille mes 46 ans avec mes trois enfants, que j'ai bien failli ne pas revoir, eux ont failli se retrouver seuls. Je ne vais pas tr-s bien, je ne dors pas bien, vous mesurez que la vie tient à bien peu de choses, il y a le COVID qui nous tourne autour, et puis des véhicules qui nous foncent dessus. Certes la police lui a braqué une arme à feu, mais lui son arme braquée sur moi, c'était sa voiture" dit-elle. 

Lors de l'audience, le prévenu, lui, n'a laissé apparaître aucune émotion. Maillot de foot du Barca sur le dos, cheveux blonds décolorés, minerve au cou et plâtre au bras droit. Il est en effet blessé depuis la course poursuite. A la barre, il s'est quand même excusé et a précisé qu’il était à Périgueux pour voir sa femme et son enfant de 16 mois.

Après deux confinements coup sur coup dit son avocat : la prison, et le vrai confinement, passé à Nîmes dans un tout petit appartement surpeuplé. Le prévenu s'est encore une fois excusé, mais en vain, il dormira bien désormais en prison.

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