Faits divers – Justice

Dordogne : l'hypothèse du drame familial privilégiée après la découverte de deux morts dans une maison incendiée

Par Marie-Sylvie Prudhomme, France Bleu Périgord mercredi 11 juin 2014 à 18:25

Incendie maison Saint-Astier 2
Incendie maison Saint-Astier 2 © Radio France - Valérie Dejean

Les corps d'un père de famille de 46 ans et de son fils de 9 ans ont été retrouvés dans les décombres de leur maison à Saint-Astier. Très tôt ce mercredi matin, le feu a entièrement détruit l'habitation. Le parquet privilégie l'hypothèse d'un drame familial suite à la découverte sur place de deux armes à feu.

Tôt ce mercredi matin, vers 5h30, les pompiers ont été appelés au lieu dit d'Excideuil à Saint-Astier, derrière la gare de la commune. Une maison était en flamme. Immédiatement les pompiers se sont mis à la recherche des occupants, un père de 46 ans et son fils de 9 ans. Le reste de la famille, la mère et sa fille de 13 ans étaient absentes. Le couple était séparé et la mère et la fille avaient dormi ailleurs.C'est en fin de matinée et en début d'après-midi que les pompiers ont découvert les deux corps dans les décombres.  

L'homme était dépressif et en instance de séparation

Une autopsie sera bien sûr pratiquée sur les corps du jeune Adrien et de son père. Mais selon le procureur de la République, Jean-François Mailhe, certains éléments matériels sont assez troublants. Il pourrait s'agir d'un drame familial. Le contexte social de la famille était difficile. Le père de famille était handicapé, atteint de la maladie de Charcot et plutôt dépressif . Il ne travaillait pas. Le couple était en train de se séparer et ils devaient quitter leur maison car le propriétaire voulait récupérer le logement.

Enrobe incendie ok

Deux armes découvertes, l'hypothèse du drame familial privilégiée

Il y a ensuite des éléments matériels qui peuvent laisser penser qu'il s'agit d'un geste délibéré. Les pompiers ont retrouvé deux armes dans la maison. Une carabine 22 long rifle était à côté du corps du père et une autre se trouvait un peu plus loin avec deux cartouches percutées. Enfin, l'expert appelé sur place s'interroge sur la violence du feu qui aurait pû être attisé par de l'essence. L'enquête va donc essayer d'éclaircir les circonstances du drame : le père de famille a-t-il tué son fils avant de mettre le feu et de retourner l'arme contre lui ou s'est-il suicidé et le jeune garçon est-il mort dans l'incendie ? Il faudra attendre le résultat des autopsies qui seront pratiquées dans les prochains jours à l'Institut médico légal de Bordeaux. Une cellule psychologique a été mise en place à l'école primaire où était scolarisé le petit Adrien.

procureur A