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Faits divers – Justice

Dordogne : la ministre de la justice en visite en prison, dans une unité pour les usagers des drogues

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Par , France Bleu Périgord, France Bleu

La ministre de la Justice Nicole Belloubet est attendue ce mercredi en Dordogne. Elle vient visiter une toute nouvelle unité dédiée au sevrage des toxicomanes au centre de détention de Neuvic.

Nicole Belloubet visite un centre de détention - illustration
Nicole Belloubet visite un centre de détention - illustration © Maxppp - Maxppp

Neuvic, France

La ministre de la Justice Nicole Belloubet est attendue en Dordogne ce mercredi. Elle doit visiter le centre de détention de Neuvic, une prison, ouverte en 1990, qui peut accueillir jusqu'à 392 détenus. Si la garde des sceaux a décidé de s'y rendre en pleine vacances des ministres, c'est parce qu'elle souhaite visiter deux unités spéciales de la prison. Et pourquoi pas annoncer une généralisation d'initiatives novatrices prises à Neuvic comme l'URUD, l'unité de réhabilitation pour usagers des drogues.

Visite de deux unités expérimentales

L'URUD, une unité pour les toxicomanes

L'URUD de Neuvic est installée au dernier étage de la prison. Elle regroupe entre 5 et 12 détenus. Tous volontaires, tous toxicomanes.  L'idée est de les aider à sortir de leur dépendance grâce à un suivi pendant 6 mois avec des  intervenants extérieurs, notamment. Apparemment, cela semble fonctionner. L'unité existe en tout cas depuis environ 1 an et a déjà accueilli environ 60 détenus.

Le module "Respect"

La ministre se rendra ensuite au module "Respect" toujours au centre de détention de Neuvic. Un espace réservé aux détenus qui passent une sorte de contrat moral avec les surveillants. Contre des obligations strictes, ils reçoivent un peu plus de liberté. Il doivent, par exemple, se lever à 7 h pétante pour faire leur lit, leur vaisselle, nettoyer leurs cellules et éteindre à chaque fois les lumières. En échange, ils accèdent à une relative liberté de circulation dans la prison : ils ont un accès élargi à la salle de lecture, de sport et à la promenade. Les détenus restent assez peu enfermés dans leur cellule. Mais attention, s'ils commettent des impairs, les surveillants leurs retirent des points. Au bout d'un certain nombre de points perdus, ils retournent en cellule normale.

L'arbre qui cache la forêt ?

L'URUD et le module "Respect", deux unités modèles. Mais les syndicats de surveillants comptent rappeler la ministre à une autre réalité. Celle du manque d'effectif à Neuvic (notamment de premiers surveillants), ou encore celle de l'insécurité et des agressions régulières. 

Cela devient compliqué de gérer certains détenus - Thierry Dumonteil, FO pénitentiaire

Le syndicat UFAP et le syndicat FO pénitentiaire ont demandé une entrevue à la ministre. "On reçoit des détenus un peu radicalisés, un peu camouflés, on ne le dit pas ouvertement dans notre établissement où nous n'avons pas l'infrastructure et la sécurité pour les prendre en charge, ce qui engendre des grosses _problématiques d'agression_, malgré un protocole de janvier 2018 sur la mise en place de quartiers spécifiques pour ces détenus" affirme Franck Lagana, délégué UFAP à Neuvic

De son côté, FO demande notamment que les surveillants soient équipés de pistolets à impulsion électrique. "Cela devient compliqué de gérer certains détenus, si c'est géré par l'encadrement, cela nous évitera de gros problèmes. Les agressions, c'est parce qu'on doit essayer de maîtriser les détenus à mains nues" dit Thierry Dumonteil.

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