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Dossier : Contournement de Beynac

Dordogne : la préfecture a signé l'arrêté encadrant la démolition des travaux de la déviation de Beynac

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Par , France Bleu Périgord

Deux jours seulement après la décision du Conseil d'Etat confirmant la démolition des travaux de la déviation de Beynac, le préfet a signé l'arrêté encadrant les opérations. Une satisfaction pour les associations de protection de l'environnement.

L'arrêté préfectoral encadrant les travaux de démolition a été publié le 1er juillet
L'arrêté préfectoral encadrant les travaux de démolition a été publié le 1er juillet © Radio France - Antoine Balandra

La préfecture de la Dordogne n'a pas perdu de temps. Deux jours seulement après le rejet par le Conseil d'Etat des trois derniers recours déposés par le département de la Dordogne, le préfet a signé ce mercredi 1er juillet l'arrêté encadrant les opérations de démolition. Une rapidité dont se félicite Maître Jean-Philippe Maginot, avocat de la Sépanso et de l'association ASVD-Défendons la vallée de la Dordogne. "Lorsque que l'arrêt de la Cour administrative d'appel a été rendu au mois de décembre, Germinal Peiro avait déclaré que les procédures administratives allaient prendre du temps, parce que le préfet devait prendre des autorisations etc. En réalité manifestement, le préfet attendait la décision du Conseil d'Etat, et dès que celle-ci est tombée, le lendemain il a signé un arrêté pour encadrer la remise en état du site".  

Les piles du pont de la déviation de Beynac
Les piles du pont de la déviation de Beynac © Radio France - Antoine Balandra

Un document de 17 pages  

Ce document, intitulé "Arrêté portant prescriptions au Conseil départemental de la Dordogne relatives aux travaux de démolitions des éléments construits dans le cadre du projet de contournement du bourg de Beynac-et-Cazenac et de remise en état des lieux sur les communes de Castelnaud-la-Chapelle, Vézac et Saint-Vincent-de-Cosse" énumère, en 22 articles, les conditions précises dans lesquelles devront être menés les travaux. Du suivi environnemental aux moyens de surveillance des travaux en passant  par les mesures de suivi de la qualité de l'eau ou de conservation du site Natura 2000. Et ce afin que les travaux ne portent pas atteinte à l'environnement dans un secteur très protégé.

L'échéance approche de plus en plus, et on y croit de moins en moins! Maître Jean-Philippe Maginot, avocat de la Sépanso et de l'ASVD" 

En décembre dernier, la Cour administrative d'appel, avait donné un an au département pour remettre le site totalement en état. "Le délai est aujourd'hui bien entamé" constate maître Maginot. L'échéance approche de plus en plus et on y croît de moins en moins! Je rappelle qu'il y avait un autre délai d'un mois qui courait à partir du mois de décembre pour commencer cette remise en état et notamment toute la partie située en dehors des berges, moins sensibles sur le plan environnemental.

Le département joue la montre

Lors de la conférence de presse donnée lundi 29 juin après la décision du Conseil d'Etat, Germinal Peiro avait fait part de son intention de ne pas se précipiter pour lancer les travaux de démolition. "Quand on a 40 millions d'euros en jeu, et qu'on défend les habitants de son département avait-il déclaré, vous croyez que je vais me précipiter à faire des choses qui me paraissent inconcevables? Et bien moi je ne le ferai pas. Je vais prendre le temps qu'il faut. On a mis 30 ans pour avoir les autorisations. donc aujourd'hui je vais demander des autorisations. Et j'attendrai d'avoir un arrêté préfectoral pour démolir". Le président du département n'imaginait certainement pas que l'arrêté en question serait pris deux jours après. 

Dans un communiqué publié ce jeudi soir , le département affirme que "contrairement à ce que précise l’article 21 de l’arrêté, celui-ci ne lui a pas été notifié à cette heure. Qu'au regard de l’abondance des dispositions arrêtées, une analyse détaillée des prescriptions sera faite dans les jours qui viennent par les services du département, et qu'enfin une lecture rapide permet de conclure à l’impossibilité manifeste de réaliser les travaux de remise en état du site dans les délais fixés par la cour administrative d’appel de Bordeaux".

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