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Faits divers – Justice

Dordogne : le combat de la journaliste périgourdine pour récupérer ses filles au Liban se complique

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Par , France Bleu Périgord, France Bleu

Clémence Rouher a quitté la Dordogne il y a plus d'un an. Elle mène toujours son combat pour récupérer ses deux filles, enlevées par leur père et emmenées au Liban. Le soulèvement populaire qui touche le pays depuis le début du mois d'octobre complique la situation de la journaliste périgourdine.

Clémence Rouher et ses filles, enlevées en avril 2018
Clémence Rouher et ses filles, enlevées en avril 2018 - CR

Dordogne, France

Depuis le 8 avril 2018, Clémence Rouher, journaliste à France 3 Périgord, est séparée de ses deux filles. Leur père les a récupérées à la sortie de l'école, avant de les emmener avec lui au Liban, alors qu'une interdiction de sortie du territoire français avait été prononcée. La journaliste s'est installée dans le pays, où elle mène une lutte acharnée pour récupérer ses enfants. Mais la situation dans le pays du cèdre met à mal son combat.

Il y a encore une semaine, Clémence Rouher voyait enfin le bout du tunnel. Une audience au tribunal de Beyrouth, prévue le mardi 22 octobre dernier, avait de grandes chances d'aboutir sur l'annulation des décisions de justice libanaise, à la faveur des décisions françaises. La journaliste aurait ainsi pu rentrer avec ses deux filles en Dordogne. Mais la situation au Liban bloque toutes les démarches de cette maman. 

"Les tribunaux sont fermés, explique Clémence Rouher. Ça repousse sine die la décision qui m'aurait enfin permis de récupérer mes filles". Depuis le 17 octobre dernier, un soulèvement populaire sans précédent bouscule le Liban. À travers de nombreuses manifestations, les citoyens réclament la chute du régime en place. Résultat, le pays est paralysé : routes bloquées, banques et tribunaux fermés.

Autre conséquence pour la maman, elle n'arrive presque plus à voir ses filles sur place. Clémence Rouher est installée à Beyrouth, alors que celles-ci sont à plus d'une demi-heure de route, dans un village avec leur père. "Il n'autorise que ces visites dans le village. Mais avec les routes bloquées, impossible de m'y rendre !", précise-t-elle. La journaliste a sollicité le gouvernement français à de nombreuses reprises depuis l'enlèvement de ses filles, "sans réponse concrète", regrette-t-elle. 

Ce mercredi 30 octobre, le tribunal de Périgueux doit se prononcer pour non-représentation d'enfant mineur. Mais c'est au Liban que le combat est le plus important pour cette maman. Depuis qu'elle y est installée, elle a dépensé près de 85.000 euros pour payer les frais de justice, de transport, ou encore la vie sur place, très chère. Sa cagnotte participative est toujours en ligne.

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