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Faits divers – Justice

Dordogne : "Maintenant, j'ai peur d'ouvrir à la mauvaise personne", la bijoutière de Bergerac braquée deux fois

mardi 3 octobre 2017 à 19:08 France Bleu Périgord

Deuxième jour ce mardi du procès de la bijouterie de Bergerac, L'Or et l'Argent, qui avait eu lieu en 2015. La victime principale, la bijoutière a témoigné. La salle a été bouleversée.

La bijouterie a été braqué un jeudi 5 novembre 2015, à 10 heures du matin.
La bijouterie a été braqué un jeudi 5 novembre 2015, à 10 heures du matin. © Radio France - Caroline Pomes

Bergerac, France

C'est le deuxième jour du procès de la bijouterie de Bergerac, aux Assises de la Dordogne, à Périgueux. C'était un jour important ce mardi puisque tous les témoins se sont exprimés à la barre, dont la victime principale, la bijoutière de 53 ans. Quand elle a parlé, il y avait un silence de plomb dans la salle d'audience.

Deux braquages en 10 mois

Cette femme toute menue tient sa bijouterie depuis quatre ans rue Sainte-Catherine. En 10 mois, en 2015, elle a été braquée deux fois. Une première en février. Deux jeunes sont entrés avec une arme factice et lui ont aspergé du gel lacrymogène sur le visage. Ils n'ont jamais été retrouvés.

"Je voudrais qu'ils m'expliquent pourquoi ils ont fait ça, qu'ils le disent à leurs enfants. Il faut qu'ils arrêtent." - La bijoutière, victime du braquage.

Le deuxième, c'était le 5 novembre 2015 et deux ans après, elle a du mal à en parler. "Je veux effacer tout ça", raconte la victime très digne. "Je ne leur en veux pas. Je veux qu'ils m'expliquent dans une lettre pourquoi ils ont fait ça. Je ne comprends pas, il faut qu'ils arrêtent." En face d'elle, les deux accusés, originaires de la communauté des gens du voyage aux alentours de Tarbes ont un casier judiciaire très long. Ceux qui lui ont mis cinq coups de crosse sur la tête s'excusent "Je suis sincèrement désolé, du fond de mon cœur."

Mais la victime ne les croit pas. Elle baisse la tête, les larmes coulent sur ses joues. "Maintenant, j'ai peur d'ouvrir à la mauvaise personne surtout en hiver." Depuis ce dernier braquage, elle a rajouté une sécurité sur son coffre fort. "Je vis dans l'angoisse".

Et on comprend son traumatisme quand les images de la vidéosurveillance s'affichent sur l'écran. On la voit, le visage ensanglanté, les yeux plein d'effroi en train de hurler seule, désemparée dans sa petite bijouterie, face à ces deux hommes qui font deux fois sa taille. Le verdict sera rendu ce mercredi.