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Dordogne : Un gynécologue du centre hospitalier de Périgueux suspendu de ses fonctions

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Par , France Bleu Périgord, France Bleu

Un gynécologue-obstétricien du centre hospitalier de Périgueux a été suspendu. La direction lui reproche notamment, des faits de violence et de harcèlement vis à vis de ses confrères. Lui, se dit victime d'une "cabale" contre ses pratiques de stérilisation volontaire de jeunes patientes.

Un gynécologue du centre hospitalier de Périgueux suspendu pour une durée de quatre mois.
Un gynécologue du centre hospitalier de Périgueux suspendu pour une durée de quatre mois. © Maxppp - Richard Villalon

Sami Haddad, gynécologue-obstétricien, depuis 22 ans à l'hôpital de Périgueux a été suspendu pour 4 mois, le 10 juillet 2020. La direction lui reproche : "des incidents survenus et rapportés à des faits d'agressivité, de provocation et de violence verbale et physique [agression par un coup de tête au chef de service], des actes et paroles à connotation sexuelle, des actes de harcèlement vis à vis de plusieurs confrères, la mise en danger des patientes, liée notamment au refus de transmission, refus d'appliquer les recommandations nationales et les protocoles du service ainsi que les décisions collégiales prises en staff".

Le gynécologue dénonce "une cabale" de certains de ses collègues

Cela fait des années que le torchon brûle au service gynécologie de l'hôpital de Périgueux. Sami Haddad affirme avoir déposé plainte en janvier 2019 pour harcèlement moral à l'encontre du chef de service. Le docteur Sami Haddad conteste l'ensemble des faits qui lui sont reprochés. Le praticien dénonce "une cabale" contre ses pratiques professionnelles. "Raisons infondées et calomnieuses" écrit le patricien dans un post sur facebook.  Le Docteur Haddad y affirme que cette sanction est le résultat "d'une opposition totale à ses prises de position, en particulier celles sur l'IVG et les violences faites aux femmes".

Les pratiques progressistes du docteur Sami Haddad ont été citées notamment dans la presse. Il a été l'un des pionniers des consultations des patientes sur le côté. Un examen qui serait moins douloureux pour les patientes. Mais, ce sont ses pratiques en matière de stérilisation volontaire qui suscitent le malaise de ses confrères.

Des femmes stérilisées, à leur demande, à 18 et 25 ans

Sami Haddad évoque un mail récent qui a mis le feu aux poudres. Un mail du chef de service qui dit il lui reprocherait d'avoir stérilisé des femmes trop jeunes". Il est reproché au médecin gynécologue d'avoir pratiqué des stérilisations sur des femmes jeunes. Une femme de 25 ans, une autre de 18 ans dit Sami Haddad. le gynécologue que nous avons contacté qualifie ses confrères de "paternalistes" : "J'applique a la lettre la loi de 2001", dit il. "Elle permet à toute femme de se faire stériliser, ligaturer les trompes au titre d'une contraception, au nom du droit des femmes à disposer de leur corps. Évoquer un âge à partir duquel on peut pratiquer cet acte, c'est du paternalisme !".

La loi du 4 juillet 2001 relative à la stérilisation à visée contraceptive (ligature des trompes et vasectomie) fait obligation d'une consultation médicale préalable pour informer le ou la patient(e). Suivie d'un délai de réflexion de quatre mois et d'une deuxième consultation préalable avant l'intervention chirurgicale réalisée dans un hôpital ou une clinique. Le ou la patiente doit être majeur(e).

Le docteur Haddad conteste sa suspension de quatre mois devant le tribunal administratif. La direction de l'hôpital de Périgueux, de son côté, n'a pas souhaité faire de commentaire. Contacté également, le chef du service gynécologie n'a pas souhaité s'exprimer.

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