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Faits divers – Justice

Dordogne : un ancien curé devant le tribunal correctionnel pour des faits de harcèlement sexuel

jeudi 30 août 2018 à 3:14 Par Emeline Ferry, France Bleu Périgord et France Bleu

L'ancien curé de la paroisse de Thiviers comparaissait ce mercredi 29 août pour des faits de harcèlement sexuel. Il aurait eu des gestes et des propos déplacés envers un jeune homme de 22 ans qu'il hébergeait au presbytère.

Le tribunal de Périgueux.
Le tribunal de Périgueux. © Radio France - Benjamin Fontaine

Thiviers, France

L'ancien curé de la paroisse de Thiviers était convoqué ce mercredi 29 août devant le tribunal correctionnel de Périgueux. Il devait répondre des accusations de harcèlement sexuel, que lui reproche un homme de 22 ans qu'il a hébergé. 

Entre fin août et début décembre 2017, le prêtre est accusé d'avoir eu des gestes et des propos déplacés envers le jeune homme. Après une rencontre deux ans plus tôt dans une salle de sport à Périgueux, les deux hommes sympathisent. Tous deux passionnés de musique classique, d'art et de religion, ils tissent des liens. _"_Je suis tombé sous le charme", confie le prévenu. Quand le jeune se retrouve fauché, sans logement et sans famille, le curé de 52 ans lui propose de l'héberger au presbytère.

Des jeux érotiques pour l'un, du harcèlement sexuel pour la victime

Commencent alors ce qu'il appelle des "jeux érotiques" : des massages, des mains dans le caleçon, des morsures sur les fesses, des demandes de "sucettes"... La victime parle de harcèlement sexuel. En décembre, quand le jeune homme annonce à son hôte qu'il a une relation avec une jeune fille mineure (dont il est séparé aujourd'hui), le curé s'énerve. Soutenu par sa belle-famille, le jeune prévient l'évêque qui verse un chèque de 1.000 euros à la belle-famille, pour compenser les frais d'hébergement. Après avoir déposé une plainte pour harcèlement sexuel, le jeune homme quitte le presbytère. 

Devant le tribunal, le curé reconnaît des tendances homosexuelles. "Oui il y avait une attirance, des jeux érotiques, mais pour moi, c'était de l'affection, de l'humour", explique-t-il, avant de fondre en larmes à la barre. La présidente du tribunal souligne qu'il était en position d'autorité, de part sa fonction, le fait qu'il l'hébergeait et lui donnait de l'argent. "Vous saviez qu'il n'appréciait pas quand vous tentiez de mettre votre main dans son caleçon", rappelle l'avocate de la victime.

Oui il y avait une attirance, des jeux érotiques, mais pour moi, c'était de l'affection, de l'humour

Le curé a depuis quitté ses fonctions et entamé une thérapie avec un psychiatre. Il veut quitter le Périgord pour reprendre ses études. 

L'avocate de la victime demande 2.000 euros pour le préjudice moral et 800 euros d'aide juridictionnelle. Le procureur a requis trois mois d'emprisonnement avec sursis avec un délai de 18 mois de mise à l'épreuve. Il requiert également l'obligation de poursuivre les soins. Le tribunal rendra son jugement le 19 septembre.