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Faits divers - Justice

Dordogne : un an et demi de prison avec sursis requis pour le patron des ouvriers morts à Tocane-Saint-Apre

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Par , France Bleu Périgord

L'accident avait provoqué le choc dans la commune de Tocane-Saint-Apre. En janvier 2017, deux ouvriers sont morts après l'effondrement d'un mur sur leur chantier. L'ancien patron de l'entreprise comparaissait pour homicide involontaire ce mardi au tribunal de Périgueux.

Tribunal de Périgueux (illustration)
Tribunal de Périgueux (illustration) © Radio France - Antoine Balandra

Tocane-Saint-Apre, France

Deux ouvriers sont morts à Tocane-Saint-Apre il y a près de 3 ans après l'effondrement d'un mur sur le chantier où ils travaillaient. L'affaire était jugée ce mardi 6 novembre au tribunal de Périgueux. Le procureur requiert 18 mois de prison avec sursis et 4.000 euros d'amende, dont 2.000 avec sursis. Le verdict sera rendu le 4 décembre.

Le drame a eu lieu le 24 janvier 2017. Un homme de 24 ans était mort sur le coup, et la deuxième victime avait succombé à ses blessures le lendemain. Un accident qui a provoqué l'émoi dans la commune de Tocane-Saint-Apre, dans le Ribéracois, où parties civiles et prévenu vivent toujours.

Le patron de l'entreprise qui les employait, placée depuis en liquidation, est accusé d'homicide involontaire. Le chantier, un hangar d'une soixantaine de mètres carrés à détruire, n'était pas assez sécurisé. La présidente rappelle en début d'audience qu'un "autre mur s'est effondré, quatre jour avant l'accident mortel". Face à elle, le prévenu admet qu'il avait "conscience de la difficulté de ces travaux" mais explique que sa responsabilité dans l'accident est "partielle"

"Chantier à l'ancienne"

L'homme de 64 ans aujourd'hui à la retraite acquiesce également face aux charges rappelées par la présidente : il n'a jamais organisé de formation sécurité dans son entreprise, et le matériel n'était pas adapté aux tâches à réaliser. Sur le chantier, les maçons devaient accéder au toit du hangar avec un lève charge faute d'engin télescopique.

Le rapport pointe également des travaux insuffisamment sécurisés. Notamment l'étaiement, pour soutenir l'ouvrage, en quantité trop faible. "Un chantier à l'ancienne, comme souvent", expliquent certains anciens salariés, entendus par les enquêteurs. C'est aussi ce que pointe l'avocate du prévenu : son client a "appris le métier très jeune avec son père, sans faire de formation, puis repris l'entreprise familiale. Il a reproduit ce qu'il a vécu", explique-t-elle. 

À la barre l'homme de 64 ans s'excuse auprès des familles des victimes : "j'espère que vous arriverez à me pardonner". Il témoigne également de sa vie depuis le drame : le placement en liquidation de l'entreprise, les problèmes de santé qui s'accentuent, et le sentiment "de purger sa peine chaque jour".

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